« C’est du travail de pro » : un musée se fait dépouiller de ses 517 oiseaux empaillés

La collection d’oiseaux naturalisés de Trignac, près de Saint-Nazaire, a été entièrement volée le 19 février dernier. Ce sont 517 spécimens qui ont ainsi été dérobés. Sur la page Facebook de la ville, le maire fait part de sa stupeur.
La mairie précise également que la collection « était en pleine étude pour un projet patrimonial d’envergure ». Aujourd’hui, la Ville de Trignac espère retrouver sa collection intacte et est en quête d’information.
La Voix du Nord rapporte qu’une entrée par effraction a été constatée dans les locaux municipaux. Le maire est d’autant plus surpris par le procédé employé par les malfaiteurs. « Pas une seule vitre brisée, pas un seul carton ou nid par terre, c’est du travail de pro et c’est d’autant plus étonnant. » puisque cette collection n’a pas de valeur marchande. Ces spécimens avaient été rassemblés puis naturalisés pendant plus de 50 ans par Jo Patron, un prêtre ouvrier local passionné de taxidermie et décédé en 2021, précise Le Figaro.
Une histoire locale
À la fermeture de son musée des oiseaux, la mairie avait récupéré sa collection, comprenant « des oiseaux du bord de mer et des marais, des oiseaux rares, d’autres très communs, du merle au butor étoilé, il y avait de tout, mais près de la moitié était rongée par les poux et la vermine. » Dans l’attente de leur destruction, certains volatiles avaient été remisés. Mais tous étaient étudiés par des naturalistes et des experts du Muséum d’histoire naturelle de Nantes en prévision de la réouverture envisagée du site.
Si la collection n’a donc peu de valeur, c’est tout de même un savoir-faire et un peu d’histoire locale qui disparaissent. « Rien d’académique dans la façon qu’avait Jo d’empailler ces oiseaux, mais une façon de faire presque traditionnelle de la Brière et c’est en ça que c’était aussi très intéressant », ajoute l’élu.
Un collectionneur, peut-être étranger, s’en est-il emparé ? « Tous nos oiseaux sont fichés, s’il y a la moindre transaction sur Internet, les gendarmes remonteront la piste aussitôt », assure Claude Aufort. Une plainte a été déposée. Selon Presse Océan, les individus avaient pensé à soigneusement remettre le film plastique recouvrant les étagères avant de partir. Depuis, des personnes ont été auditionnées et une perquisition aurait été menée.
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