« De mon point de vue, je n’ai fait aucune faute » : Jean-Michel Aphatie défend sa position

Jean-Michel Aphatie a finalement décidé de quitter RTL France après sa suspension de la radio. Sur la station, le journaliste avait comparé les crimes nazis commis à Ouradour-sur-Glane en juin 1944 à la colonisation française en Algérie et surtout, avait assuré que la France avait fait pire. « Chaque année, en France, on commémore ce qui s’est passé à Oradour-sur-Glane, c’est-à-dire le massacre de tout un village. Mais on en a fait des centaines, nous, en Algérie. Est-ce qu’on en a conscience ? », avait-il déclaré.
Ces propos avaient choqué les animateurs présents sur le plateau qui ne comprenait pas la comparaison. Invité sur le plateau de « Quotidien », le journaliste a affirmé sa position et surtout sa décision de quitter la radio. « J’ai beaucoup de respect professionnel pour les dirigeants, mais on m’a suspendu un jour. Si j’étais revenu, j’accréditais l’idée que la suspension correspondait à une faute. Or, de mon point de vue, je n’ai fait aucune faute », assure-t-il.
« Je me suis intéressé à l’Algérie française, c’était quoi l’Algérie française, pourquoi nous y avons été, comment nous avons organisé la société. Ce que j’ai lu, j’ai lu beaucoup de choses. Ce que j’ai lu m’a horrifié. La France a créé une société inégalitaire, une société où les gens qui étaient originaires de cette terre étaient exclus de tout, plongés dans la pauvreté, dans l’ignorance », explique Jean-Michel Aphatie.
Une histoire mal connue
Le journaliste tient à préciser son intervention de la semaine dernière : « Ce mal, les autorités françaises ne veulent jamais le reconnaître et la transmission de cette mémoire n’est pas faite en France. On oublie tout ça, on met un couvercle. Quand j’arrive avec mes gros sabots pour la première fois à RTL où j’en parle, je n’avais pas anticipé que le débat viendrait là-dessus, je comprends qu’il y a de l’émotion. »
Mais il précise également : « L’émotion n’est pas liée à des erreurs que j’ai commises. L’émotion, elle est liée à une ignorance collective de ce qu’a été l’Algérie française. »
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