Charles III en difficulté après avoir été cité à demi-mot dans l’affaire de « l’espion chinois » et le prince Andrew

En décembre dernier, le prince Andrew, faisait la Une des médias britanniques en raison de sa proximité avec un homme d’affaires accusé d’espionnage pour la Chine. Une juridiction londonienne avait validé la décision des autorités britanniques en 2023 d’interdire l’entrée sur le territoire de Yang Tengbo, surnommé « H6 », décrit comme « un confident » d’Andrew, frère du roi Charles III.
Depuis, une enquête se poursuit pour comprendre un peu mieux les implications de chacun dans cette affaire. Sauf que le prince Andrew risque bien de ne pas être le seul membre de la famille royale à être impliqué. Le roi Charles III a été cité à demi-mot durant l’audition d’un conseiller du prince Andrew. Le Palais de Buckingham tente de calmer l’affaire avec grande difficulté.
Le prince Andrew se serait rendu à Windsor à deux reprises pour parler d’un fonds d’investissement, « Fonds Eurasie ». Ce dernier devait financer des projets verts en Afrique avec des fonds chinois. La presse britannique rapporte que ce fonds serait lié à Yang Tengbo, « H6 ». Un conseiller du prince Andrew, Dominic Hampshire, aurait déclaré que les discussions tournaient autour de « ce que le duc peut faire pour progresser d’une manière acceptable pour Sa Majesté ».
Risques d’ingérence politique
Buckingham a alors réagi en déclarant : « Bien que Sa Majesté ait rencontré le duc et son conseiller au cours de l’année écoulée pour entendre les grandes lignes des propositions de financement indépendant, l’individu connu sous le nom de H6 n’a été mentionné à aucun moment ni d’aucune manière dans le cadre de ces discussions ». Pour The Independant, cette déclaration ne colle pas avec les faits et ajoute que le « fonds Eurasie » n’a jamais vraiment existé ni été envisagé par Charles III.
Les juges britanniques avaient estimé en fin 2024 que Yang Tenbo était en position de « créer des relations entre de hauts fonctionnaires chinois et des personnalités britanniques pouvant être exploitées à des fins d’ingérence politique par l’Etat chinois ». L’homme était devenu proche d’Andrew au point d’être invité à son anniversaire en 2020, et avait été autorisé à agir au nom du prince pour rechercher de potentiels investisseurs chinois, avait révélé une audience en juillet.
L’affaire se corse donc pour le souverain britannique.
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