Bérénice Bejo: son fils et sa bataille dans « Mexico 86 »
Le second film du cinéaste belge César Díaz. voit une femme contrainte de choisir entre la sécurité de son fils et son militantisme contre la dictature militaire au Guatemala.
Qu’est-ce qui vous a accrochée dans ce scénario, Bérénice Bejo ?
C’est le rapport de César (Díaz, le réalisateur, NDLR) à l’histoire. Il a toujours trouvé ça fou que sa mère ait préféré s’engager dans une lutte armée plutôt que de l’élever. Le film est romancé mais je me suis retrouvée en lui et son besoin de lever le voile sur des secrets de famille. Car quand j’étais petite, mes parents ne m’ont pas raconté les raisons de notre départ d’Argentine pour aller en France. Au-delà de cet écho, j’ai été touchée par le sacrifice de cette femme pour une cause plus grande qu’elle. Et la compréhension progressive de son enfant face à ses choix. Je pense qu’en plus, le film sort à un moment où l’engagement et la résistance ne peuvent que résonner avec nos questionnements politiques.










