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Des employés de l’aéroport de Marseille virés pour avoir donné des sandwichs à des SDF

Quatre employés ont été licenciés pour « faute grave » par leur employeur.
Temps de lecture: 2 min

Ces sandwichs invendus étaient destinés à la poubelle mais quatre salariés de Starbucks et Prêt-à-Manger à l’aéroport de Marseille-Provence préféraient les donner à des sans-abri et au personnel de l’aéroport. Une action louable qui s’est transformée contre toute attente en motif de licenciement, explique la Voix du Nord.

En effet, ces dons leur valent aujourd’hui un licenciement pour « faute grave » selon leur employeur, SSP, un groupe britannique spécialisé dans les concessions de restauration sur les sites de transports et qui détient la plupart des enseignes de restauration de l’aéroport de Marignane, révèlent La Provence et de France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur.

« Aucun salarié n’a le droit de partir avec de la marchandise destinée à être jetée. Celle-ci doit être jetée dans les containers à poubelle prévus à cet effet sauf décision contractuelle dans les accords des franchises », fait valoir le DRH du groupe SSP auprès de nos confrères.

L’un des salariés, garçon de comptoir-limonadier qui travaillait au Terminal 1 de l’aéroport depuis 30 ans assure que sa direction « était au courant » tout comme le « directeur opérationnel de l’aéroport ». Chaque soir, autour de 20 heures, après son service, il récupérait les sandwichs et autres produits alimentaires destinés à être jetés pour les donner à des SDF ou des membres du personnel de l’aéroport. « Je commençais par les SDF, on les connaît tous. Il y en a qui sont là depuis plus de 20 ans », a raconté l’ex-salarié qui estime qu’ils sont environ 80 dans tout l’aéroport. La distribution des invendus s’étendait ensuite aux femmes de ménage et aux agents de sécurité.

« Faute grave »

Les quatre ex-salariés voient l’explication de l’enseigne – qui avance le motif de « faute grave » – comme un prétexte pour les licencier. Ils ont d’ailleurs l’intention de contester cette décision devant le conseil des prud’hommes.

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