Accueil Actu Télé

Première demi-finale de l’Eurovision : ce qui se dit en coulisses

15 pays seront en compétition ce mardi. Au terme de la soirée, dix seulement décrocheront leur ticket pour la finale du concours de l’Eurovision qui se déroulera le samedi 17 mai.
Par l’AFP
Temps de lecture: 1 min

Pour certains, le spectacle sera le tremplin pour la grande finale, qui réunira 26 pays. Mais pour d’autres, ce sera la fin de leur participation au plus grand télé-crochet du monde.

Voici ce que des concurrents de la première demi-finale ont confié à l’AFP avant l’événement :

Suède – KAJ, « Bara Bada Bastu »

Le trio comique de la communauté suédophone de Finlande est le grand favori des parieurs avec sa chanson déjantée qui vous enjoint à prendre un sauna.

« Nous sommes ravis d’être favoris, mais on commence à sentir la pression à l’approche de mardi, mais j’ai hâte de monter sur scène et de montrer à tout le monde que nous en sommes capables », confie Jakob Norrgard, le J du trio.

« On amène une saucisse (présente lors de la performance, NDLR) encore plus imposante… et beaucoup de pyrotechnie, et on adore ça », a ajouté Kevin Holmstrom, le K du trio.

Belgique – Red Sebastian, « Strobe Lights »

La chanson a gagné en popularité et s’est hissée parmi les cinq favorites des bookmakers.

« J’étais tellement heureux ! J’ai encore plus envie de le faire maintenant. Je suis tellement déterminé à y aller. Si je vois ma cote grimper, c’est positif. Ça me donne de l’énergie », s’exclame le jeune homme.

« C’est une scène immense, je crois que c’est la plus grande que j’aie jamais vue. J’ai répété dans une grange avec du ruban adhésif pour dessiner les contours de la scène » et « je connais tous les aspects techniques – où me placer, quelle caméra prendre – mais créer un lien avec le public, ce sera le soir même. J’essaierai de faire en sorte que le public tombe amoureux de moi », promet-il.

Estonie – Tommy Cash, « Espresso Macchiato »

Sa chanson dance pop a défrayé la chronique en Italie où on y a d’abord vu une collection de stéréotypes.

« Nous nous réunissons dans le bonheur et pour unir les peuples… des nations différentes, des peuples différents, tous réunis pour chanter sur une même scène. Dans les bons comme dans les mauvais moments, nous devons toujours nous unir. Et je pense que c’est ce que représente l’Eurovision », dit-il.

Ukraine – Ziferblat, « Bird of Pray »

Le trio veut rappeler à l’Europe que son pays est toujours en guerre, plus de trois ans après l’invasion russe à grande échelle.

« Notre choriste, ici à Bâle, a vu sa maison détruite. Elle a 19 ans. Pourquoi traverse-t-elle une telle épreuve ? », s’interroge Valentyn Leshchynskyi, un des membres du groupe.

« Elle est originaire de l’oblast de Donetsk. Sa ville natale a été bombardée. Des roquettes russes ont touché son appartement. Mon manager a perdu son appartement il y a un mois. Il y a quelques jours, des Russes ont attaqué le très grand marché de Kiev, à 800 mètres de chez moi. Mes amis et ma famille sont bombardés tous les jours ».

« Les Ukrainiens nous regarderont, c’est sûr. J’espère que nous leur apporterons du bonheur, ne serait-ce que quelques jours », raconte Valentyn Leshchynskyi, qui espère sans doute marcher dans les pas de Kalush Orchestra, victorieux la compétition en 2022, quelques mois après le début de l’invasion.

Pologne – Justyna Steczkowska, « Gaja »

Justyna Steczkowska, 52 ans, a participé à l’Eurovision 1995 à Dublin et donne son opinion sur la manière dont l’émission a évolué.

« Cela a beaucoup changé, car le monde a changé. Il y a 30 ans, tout était en direct. Mais maintenant, c’est en playback (les instruments) et la voix est en direct. C’est plus un spectacle maintenant. »

« Il y a 30 ans, c’était un concert sur scène. Aujourd’hui, c’est comme un petit film. Je pense que c’est plus intéressant pour le public. C’était juste un concert, rien de plus. Maintenant, ce sont des interviews, les réseaux sociaux. C’est quelque chose d’absolument énorme. »

Slovénie – Klemen, « How Much Time Do We Have Left »

La chanson raconte l’histoire du diagnostic du syndrome myélodysplasique, une forme rare de cancer, dont l’épouse de l’interprète s’est rétablie par la suite.

« J’étais connu pour mes sketches comiques par le passé, mais entretemps, la vie a fait son chemin. Ma chère épouse a été diagnostiquée avec une maladie incurable, mais elle l’a surmontée », raconte Klemen Slakonja.

À lire aussi Red Sebastian va représenter la Belgique à l’Eurovision : « J’ai rêvé de ce moment toute ma vie »

« Quand on vous dit que quelque chose est impossible… même si vous avez parfois l’impression que la vie vous échappe, il y a toujours un volant que vous pouvez saisir et prendre le contrôle de votre propre vie », affirme-t-il.

Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.

L'actu en vidéo

 
Sur le même sujet

Aussi en Télé

Voir plus d'articles

À la Une