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J.K. Rowling, auteure de « Harry Potter », finance un fonds privé transphobe

Ce fonds privé sera uniquement financé par la fortune colossale de la romancière, évaluée par Forbes en mai dernier à 1,2 milliard de dollars.
Par la rédaction
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L’auteure J.K. Rowling fait un pas de plus dans la transphobie, comme l’écrit La Voix du Nord. Alors que l’écrivaine, à l’origine de la saga « Harry Potter », a multiplié ces dernières années les prises de position transphobes, elle a annoncé en mai le lancement d’un fonds privé pour soutenir des actions juridiques contre les personnes transgenres.

Baptisé J.K. Rowling Women’s Fund (JKRWF), le fonds privé doit, si l’on en croit son site internet, aider à financer les batailles légales « des femmes qui protègent leurs droits liés à leur sexe biologique ». Et de préciser : « Le JKRWF offre un soutien financier juridique aux personnes et aux organisations qui luttent pour le maintien des droits des femmes fondés sur le sexe biologique sur le lieu de travail, dans la vie publique et dans les espaces réservés aux femmes ».

Concrètement, ce fonds privé servira, par exemple, à défendre des femmes qui « ont perdu leur travail ou seront jugées pour avoir exprimé leurs convictions » notamment transphobes ; « sont contraintes de se conformer à des politiques d’inclusion déraisonnables concernant des espaces et des services non-mixtes ou des clubs ou événements réservés aux femmes » ; « contestent des lois qui privent les femmes des libertés ou des protections auxquelles elles ont droit ».

Comme l’explique Libération, ce fonds privé sera uniquement financé par la fortune colossale de J.K. Rowling, évaluée par Forbes en mai dernier à 1,2 milliard de dollars (soit 1,05 milliard d’euros)… et qui devrait continuer à augmenter avec le lancement prochain de l’adaptation en série de la saga « Harry Potter ». Selon Télérama, le projet doit rapporter 20 millions de dollars par an à la Britannique.

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Coutumière des prises de position transphobes, notamment sur X, la romancière s’en est prise ces derniers jours à la boxeuse Imane Khelif, atteinte d’hyperandrogénie (un taux très élevé d’androgènes, une hormone masculine), qu’elle considère, sans preuve, comme un homme et estime donc qu’elle ne devrait pas participer à des compétitions féminines.

À plusieurs reprises, ces dernières années, J.K. Rowling a laissé sous-entendre qu’elle ne soutenait pas les personnes transgenres. Comme le rappelle Variety, elle a estimé, en juin 2020, que les femmes transgenres restaient des hommes, et que les hommes transgenres restaient des femmes.

En octobre 2023, elle a partagé sur X une photo sur laquelle on voit les mots « Répétez après nous : les femmes trans sont des femmes » projetés sur un bâtiment. En légende, elle a simplement écrit un laconique « Non », avant d’indiquer : « Je ferai avec plaisir deux ans (de prison) si l’alternative est d’être obligée d’utiliser des termes qui nient la réalité et l’importance du sexe ».

Des propos qui rentrent dans le cadre de la transphobie, telle que définie par SOS Homophobie : « Cela se traduit par une stigmatisation sociale à l’égard des personnes trans ou considérées comme telles et des discriminations, par des préjugés négatifs, par des agressions qu’elles soient verbales (insultes, menaces, moqueries) ou physiques (coups, blessures, viols, etc.) ou par de la violence psychologique ».

En plus de ses propos polémiques, la romancière a déjà financé des campagnes s’opposant au droit des transgenres. En 2024, elle avait versé 70.000 livres (83.000 euros) au groupe Terf For Women Scotland (des féministes antitrans), qui ont fait campagne pour que les femmes transgenres ne puissent plus être protégées par l’Equality Act. En avril, la Cour suprême britannique a tranché, indiquant que la définition légale d’une femme repose sur le sexe biologique, ce qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur les femmes transgenres.

Les propos controversés de l’auteure ont conduit de nombreux fans à prendre leurs distances avec l’univers magique de Poudlard et à boycotter J.K. Rowling. Les trois acteurs principaux des films, Daniel Radcliffe (Harry Potter), Rupert Grint (Ron Weasley) et Emma Watson (Hermione Granger), ont apporté, à plusieurs reprises, leur soutien à la communauté trans.

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