Nikos Aliagas en deuil : « Je pense à elle »

Ce jeudi 26 juin, Nikos Aliagas a partagé une triste nouvelle sur ses réseaux sociaux. Une femme, chère à son cœur, est décédée.
« Katya s’en est allée, elle avait 93 ans, elle tenait son salon de coiffure sur le boulevard Magenta depuis 1966 ! Une résistante… Katya et sa gouaille parisienne, sa gentillesse dépourvue de tout calcul, elle était comme ça, brute de décoffrage et terriblement généreuse. La doyenne du quartier », a-t-il écrit sur Instagram en légende d’une série de photos en noir et blanc.
Et l’animateur de la « Star Academy » et de « The Voice » d’expliquer le lien qui l’unissait à cette femme : « Mon père m’emmenait la voir lorsque j’avais à peine quelques mois d’existence. Andreas était un jeune homme venu de Grèce pour une vie meilleure, Katya avait accueilli mes parents dans le quartier avec simplicité et gentillesse. Elle aidait tout le monde, elle trouvait des solutions, elle qui avait tout connu. La pauvreté, la guerre, la solitude, le déclassement social, la dureté d’une ville qui perdait son âme de façon insidieuse. Et pourtant, elle ne lâchait rien, ne craignait rien, ne se plaignait jamais ».
Si Nikos Aliagas connaissait donc Katya depuis sa plus tendre enfance, il précise qu’il en est resté très proche malgré les années. « Son salon de coiffure était resté dans le jus, je passais la voir de temps en temps dans le quartier qui fut jadis celui de mon enfance. Katya gardait l’enthousiasme et l’émerveillement d’un enfant, elle aimait la vie, elle aimait les êtres humains ».
Et de poursuivre : « Sa disparition m’a ému. La vie est ainsi, les anciens partent souvent dans l’indifférence d’un présent égoïste et trop sûr de lui. Je pense à elle et j’espère qu’elle retrouvera ses amis et les siens là-haut. Je l’avais photographiée en février 2021 pour illustrer mon exposition #lesparisiennes sur les grilles de la mairie de Paris. Katya la dernière des Parisiennes, née en 1932 Porte de Clignancourt qu’on appelait la zone à l’époque. Une enfant de la zone devenue femme, amoureuse de la vie. « La reine des puces » sur le marché des antiquaires après la guerre. Une reine tout court pour moi. Une reine libre et digne jusqu’à son dernier souffle. Elle qui aimait l’esprit et la musique Manouche a dû retrouver son ami Django… Paix à ton âme Katya. Je ne t’oublierai pas », a conclu l’animateur.
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