Emilien des « 12 coups de midi » : son gain record sera-t-il imposé ?

À 22 ans, Émilien est l’homme de tous les records. Plus grand nombre de participations au jeu de TF1, rapporte La Voix du Nord, avec une cagnotte record – tous jeux télévisés confondus, nombre de cadeaux impressionnant – et 23 voitures.
Sa défaite – et son départ de l’émission – dimanche 6 juillet va en décevoir certains mais faire plaisir à ceux qui se lassaient, voire s’énervaient de voir le candidat tous les midis depuis… 21 mois.
Vingt et un mois de sa vie consacrés aux « 12 coups de midi ». Participer à un jeu télévisé implique de se mettre en congé. Pour Émilien, étudiant, ce sont les examens de son cursus en histoire qui ont pâti de ses nombreuses victoires. « C’était un peu compliqué de gérer les deux en parallèle. J’ai préféré me donner à fond pour l’expérience unique des 12 coups de midi », avait-il expliqué au Parisien. Émilien a-t-il été rémunéré pour sa participation ? Non, car les candidats aux jeux télévisés ne touchent ni salaires, ni indemnités journalières. Seul moyen de toucher de l’argent : gagner ! La production prend « uniquement » hébergement, repas et transports sont couverts lorsqu’ils doivent rester plusieurs jours à Paris pour les tournages, rappellent nos confrères de Nord Littoral.
Sera-t-il imposable sur les 1 757 050 euros remportés au cours de l’émission (le reste des gains concernent les cadeaux divers) ? Non : en France, les sommes gagnées à jeux télévisées, ainsi qu’au Loto et à l’Euromillions, sont considérées comme des « gains exceptionnels » en France, et ne sont pas donc assimilées à des revenus imposables. Les revenus exceptionnels sont des « revenus qui ne sont pas susceptibles d’être recueillis chaque année » selon le site impots.gouv.fr.
Une exception : « la pratique habituelle d’un jeu d’argent opposant un joueur à des adversaires lorsqu’elle permet à ce dernier de maîtriser de façon significative l’aléa inhérent à ce jeu, par les qualités et le savoir-faire qu’il développe, et lui procure des revenus significatifs », lit-on sur Légifrance. Dans ce cas, les gains peuvent alors être considérés comme des « bénéfices non commerciaux » (BNC) et sont alors imposables. C’est le cas pour les joueurs professionnels de bridge et de poker, par exemple.
Mais si Émilien veut faire don d’une partie de ses gains à ses amis ou sa famille, « les gains générés par les investissements ou les placements réalisés grâce à cet argent seront eux soumis à l’impôt sur le revenu, sauf, comme pour tout un chacun sur les comptes réglementés comme le Livret A ou le Livret développement durable et solidaire (LDDS) » peut-on lire sur le site de Ouest-France.
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