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L’autrice d’un récit autobiographique à succès accusée de mensonge

Raynor Winn est accusée d’avoir inventé une bonne partie du contenu de son best-seller « The Salt Path », un livre qui a fait l’objet d’une adaptation au cinéma.
Par la rédaction
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En 2018, l’autrice britannique Raynor Winn publiait « The Salt Path » (« Le chemin de sel » en français), un récit autobiographique devenu un best-seller avec plus de 2 millions d’exemplaires vendus dans le monde. Mais alors que deux suites sont déjà sorties et que cette histoire a fait l’objet d’une adaptation au cinéma, des voix remettent en cause la véracité du récit.

Dans « The Salt Path », Raynor Winn retrace le périple de 1.000 kilomètres qu’elle a entrepris sur un sentier côtier gallois avec son mari. Un périple que le couple aurait décidé de faire après avoir perdu sa maison et appris que le mari était en phase terminale d’une maladie neurologique.

Mais selon le journal hebdomadaire britannique The Observer, une bonne partie de cette histoire serait fausse. Le média rapporte ainsi les doutes d’experts de la santé quant à la maladie du mari de l’autrice, relevant l’absence de symptômes aigus.

De plus, The Observer considère que le couple n’aurait pas perdu sa maison en raison d’un mauvais investissement, comme l’affirme Raynor Winn. Selon le média, l’autrice a dû vendre sa maison pour indemniser son employeur suite à un détournement de fonds.

Des accusations que Raynor Winn nie fermement. « J’ai décrit l’état de mon mari avec un tel niveau d’honnêteté que c’est la plus insupportable des allégations », a-t-elle écrit sur son site et sur ses réseaux sociaux, comme le rapporte Sky News.

Celle qui se dit « dévastée » par ces accusations a voulu prouver la véracité de son récit en publiant sur son site des lettres de médecins envoyées à son mari, qui semblent confirmer une maladie neurologique rare, à savoir la dégénérescence cortico-basale (DCB). L’homme souffrirait, selon une des lettres, d’une « forme atypique » de DCB.

Raynor Winn ajoute qu’elle n’a jamais dit que la marche était un « remède miracle » et qu’il pouvait y avoir « des symptômes pendant de nombreuses années avant qu’un diagnostic ne soit finalement posé ». Et de préciser : « Les symptômes de nombreux patients s’expriment de manière atypique. Ils peuvent ne pas présenter les mêmes signes, apparaître dans le même ordre ni avec la même gravité. »

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Concernant la perte de sa maison, l’autrice affirme que cette perte ne résulte pas du conflit qu’elle a eu avec son employeur. Elle admet cependant qu’elle a peut-être commis des « erreurs » dans son travail. « Pour moi, c’était une période difficile (…). Je regrette profondément toutes les erreurs que j’ai commises durant ces années passées dans ce bureau et j’en suis sincèrement désolée », a-t-elle ainsi écrit sur son site.

Raynor Winn précise également qu’elle n’a pas été poursuivie pour ses « erreurs » et qu’elle a conclu un accord avec son employeur. « Les termes de l’accord ont été acceptés de plein gré par les deux parties », ajoute-t-elle.

Alors que l’adaptation cinématographique de « The Salt Path », avec Gillian Anderson, est dans les salles obscures britanniques depuis le 30 mai dernier, il se pourrait bien que sa sortie dans nos cinémas soit quelque peu chamboulée après ces allégations.

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