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Face à un public survolté, Bad Bunny lance une série de concerts chez lui, à Porto Rico (photos)

Cette tournée accompagne le sixième album de la star, un opus célébrant l’identité de l’île dont il est originaire. La résidence de Bad Bunny se poursuivra jusqu’en septembre.
Photo - Temps de lecture: 2 min

Des milliers de Portoricains ont dansé et chanté vendredi au Coliseo de San Juan, la capitale de l’île caribéenne, pour célébrer dans une ambiance survoltée le début d’une série de concerts de Bad Bunny, star mondiale du rap latino et enfant du pays.

Avec ce spectacle bouillant où se mêlent tambours et danses folkloriques aux rythmes reggaeton qui en ont fait une star mondiale, et devant un public déchaîné qui reprend ses chansons en chœur, l’artiste a inauguré cette résidence de 30 concerts dont les premiers sont réservés aux résidents locaux.

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Bad Bunny, chanteur le plus écouté au monde sur Spotify entre 2020 et 2022, est apparu sur scène dans un décor de forêt tropicale luxuriante et verdoyante, où il a rejoint une troupe de percussionnistes et danseurs. Les fans portent des chemises aux couleurs de leur drapeau, ou sont enveloppés dans la bannière bleu, blanc et rouge du territoire.

« C’est super émouvant », savoure Amanda Sanchez, 30 ans, à l’AFP. « Je pense que Benito (le prénom de Bad Bunny) a fait quelque chose de vraiment transcendantal pour la culture, ici à Porto Rico », observe cette créatrice de contenu, vêtue d’un foulard rouge et d’un haut de bikini assorti.

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La tournée, intitulée « No Me Quiero Ir De Aqui » (« Je ne veux pas partir d’ici ») accompagne le sixième album (« Debi Tirar Mas Fotos » – « J’aurais dû prendre plus de photos ») de la star, un opus célébrant l’identité de l’île, territoire appartenant aux États-Unis mais dont les habitants n’ont pas le droit de vote pour son élection présidentielle.

L’album est une leçon d’histoire sur la musique et les rythmes portoricains et replonge dans le passé et le présent colonial de l’île caribéenne. Il aborde également le phénomène de la gentrification qui favorise les maisons luxueuses et le tourisme au détriment des Portoricains plus modestes.

Bad Bunny, 31 ans, s’est fait le porte-parole des Portoricains tout en dominant les ventes avec son mélange de reggaeton et de pop dansante qui a séduit un large public mondial.

Benito Martinez Ocasio, de son vrai nom, ramène à présent son succès chez lui, dans une salle de plus de 18.000 places, dans la capitale portoricaine.

Des interprétations acoustiques émouvantes, sous un arbre, aux danses à côté de la légende de la NBA et invité de marque LeBron James, l’énergie n’a jamais cessé d’augmenter sur la scène et dans la foule.

Et l’arène a semblé trembler quand Bad Bunny a entonné ses succès, « Nuevayol », ou « Titi me pregunto ».

Sans billet pour le concert, Michelle Munoz, 55 ans, new-yorkaise d’origine portoricaine, est quand même venue pour profiter de l’ambiance.

La popularité de Bad Bunny vient de sa volonté de dire la « vérité » tout en « montrant et rendant honneur à l’histoire de la musique -- la musique qui l’a précédé, avec laquelle il a grandi et qui l’a façonné », dit-elle. « C’est un artiste mondial qui chante en espagnol », ajoute Michelle Munoz. « Tout le monde ne peut pas faire ça ».

Les fans étaient nombreux à porter les emblématiques chapeaux de paille portoricains « pava », tandis que des vendeurs proposaient des piña colada, le cocktail populaire né sur l’île.

La résidence de Bad Bunny, annoncée en janvier, se poursuivra jusqu’en septembre.

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