Accueil Actu Soirmag

Une ancienne Miss Belgique s’en prend aux organisateurs du concours : « Je me sens complice si je me tais »

Kenza Ameloot a vivement critiqué les organisateurs de Miss Belgique.
Temps de lecture: 2 min

Kenza Ameloot, Miss Belgique 2024, a vivement critiqué les organisateurs du concours de beauté. Dans un entretien accordé à la VRT, elle décrit son expérience. Elle souhaite mettre en garde les jeunes participantes. « Je me sens complice si je me tais », affirme-t-elle.

« On a de grandes attentes quant à ce qu’on peut faire. Au final, c’est surtout une question d’argent », a-t-elle observé en coulisses. « C’était un environnement de travail qui, pour moi, était carrément inhumain. »

Après sa victoire en février 2024, Kenza Ameloot a signé un contrat à temps partiel avec l’organisation. « Mais en pratique, on travaille plus qu’à temps plein, surtout les premiers mois. » Elle a également admis avoir à peine eu le temps de relire attentivement son contrat. La reine de beauté, qui percevait un salaire net de 1 200 € et une indemnité de frais de 100 € en tant que Miss Belgique, a également dû communiquer ses mots de passe personnels pour les réseaux sociaux. « Vous recevez également 10 % des recettes pour votre participation aux séances photos et aux événements », ajoute-t-elle.

Mais ce n’est pas tout. Selon Miss Belgique 2024, les candidates étaient encouragées à investir davantage. « Les organisateurs disaient : vous êtes actuellement 13e au classement provisoire, vous n’y arriverez pas comme ça. Investissez 1 000 € de plus et vous serez 11e. » D’autres anciennes candidates ont confirmé ces informations à VRT NWS.

« Il faut constamment chercher des sponsors : pour ses flyers, ses affiches, son magazine. C’est toujours nouveau. À l’approche de la finale, ils commencent à vous appeler personnellement pour vous demander davantage d’investissements et donc un meilleur classement », explique une finaliste ayant participé au concours en 2022.

« J’étais nue sur les réseaux sociaux »

Un autre incident qui a provoqué une rupture totale entre Ameloot et les organisateurs du concours de beauté. « Je ne trouve pas facile d’en parler, mais c’est une grande partie de l’histoire », dit-elle avec émotion.

« Pour un défilé de mode commandé par Miss Belgique, j’ai dû me changer dans les coulisses. Des photos y ont été prises pour les médias sociaux, afin que les followers puissent avoir un aperçu des coulisses, un « behind the scenes ». »

À lire aussi Miss Belgique, Kenza Ameloot, reçoit une vague de soutien après le concours Miss Univers

À l’époque, Kenza Ameloot demandait encore aux photographes de quitter les coulisses, « pour éviter les accidents ». « Le lendemain, mon téléphone portable a explosé : j’ai reçu toutes sortes de messages à propos d’une photo publiée sur les médias sociaux », raconte-t-elle.

Elle observe qu’une photo la montrant sans haut a été publiée. « J’étais nue sur les médias sociaux. Le monde s’écroulait sous mes pieds. J’ai eu une crise de panique et j’ai commencé à pleurer », raconte-t-elle.

« À ce moment-là, je comptais sur l’organisation pour résoudre ce problème », explique la lauréate. « Leur réponse a alors été la suivante : la mauvaise publicité est aussi de la publicité. Ils ont demandé à un avocat d’exiger une amende. Ce n’était pas du tout ce que je voulais : il ne s’agit pas d’argent, il s’agit de mon corps. »

Et bien que Miss Belgique ait également apporté des éléments positifs, Kenza Ameloot ne souhaite jamais revivre ce genre d’évènements. « Je ne m’infligerais pas cela. C’était un lieu de travail inhumain pour moi ».

Le concours réagit

VRT NWS a également contacté l’organisation de Miss Belgique pour obtenir une réaction. « Ces allégations sortent de nulle part et font très mal. C’est tellement conflictuel, tellement insultant, que cela me rend très émotive et que je ne peux et ne veux pas y répondre devant la caméra », a déclaré l’organisatrice Darline Devos dans une communication écrite.

L’organisation affirme avoir tout mis en œuvre pour que personne ne soit au courant de la photo, et a même contacté un avocat à ce sujet. « Je ne comprends pas le tollé suscité par ce malheureux incident après tout ce temps. Et surtout pas le fait de le révéler maintenant, alors que nous avons tout fait pour le garder secret », déclare Devos. L’organisation précise également qu’Ameloot n’était visible qu’en arrière-plan.

Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.

L'actu en vidéo

 
Sur le même sujet

Aussi en Société

Voir plus d'articles

À la Une