Affaire François Darcy: un crime sans aveux, sans preuves, sans arme
Une voix haletante, brisée par la panique : « On vient de se faire attaquer ! » Nous sommes le 26 février 2012, il est 23h12. Un homme appelle le 17, le numéro d’urgence de la police. Ses propos sont décousus, un récit heurté qui tente de mettre de l’ordre dans le chaos. « Je suis caché dans les bois, je ne sais pas où je suis, on allait à Milon-la-Chapelle, j’ai eu envie de pisser, je me suis arrêté… » Puis il parle d’une agression, d’un coup de feu. « Quelqu’un avec un fusil. Il a tiré dans ma direction. Et moi j’ai sauté dans des taillis. » Il dit qu’il pense être près des ruines de l’abbaye de Port-Royal. Qu’il entend des voitures, mais ne voit pas leurs phares. Qu’il ne voit qu’une seule lueur, celle de sa propre voiture qui brûle. « Et ma femme est dedans. »









