Enora Malagré regrette d’avoir fait de la télé et estime qu’elle a œuvré pour une « génération sexiste » (vidéo)

Énora Malagré a commencé sa carrière médiatique à la radio, dans l’émission « C’Cauet » sur NRJ. À l’époque, elle se faisait remarquer par ses canulars téléphoniques audacieux et ses discussions sans tabou sur la sexualité, notamment en piégeant des hommes soupçonnés d’infidélité par leurs compagnes dans « Enora teste ton mec ». Elle a ensuite rejoint la télévision en tant que chroniqueuse dans « Touche pas à mon poste ». Durant toutes ces années, Énora dit avoir joué un rôle. Désormais revenue au théâtre, elle se consacre désormais pleinement à son métier de comédienne.
Invitée dans le média en ligne « Lou », elle s’est confiée sans filtre sur sa carrière, qu’elle estime avoir fait « n’importe comment ». Elle explique que ça n’a pas été facile : « J’ai traversé plusieurs tempêtes et j’ai aussi fait des choses que je regrette beaucoup, des mauvais choix ». Elle aurait voulu qu’on le lui dise que ce n’était pas le bon endroit pour elle, et qu’elle valait mieux que ça.
« Moi je pensais que jouer la gourde, la sexy, l’hystérique, c’était ça qui allait marcher, je pensais qu’il fallait qu’on fasse comme ça. Et puis en fait non, ça m’a détruit. J’aurais bien aimé qu’on m’aide un peu peut-être, qu’on me tende la main », admet-elle.
Si elle avait à nouveau 25 ans, elle ne ferait pas les mêmes choix. Elle se conseillerait de « s’accrocher et de rester dans le théâtre » et de ne pas faire de la télévision pour éviter de trop s’y perdre. « Tu vas perdre toute ta force, on va tout te prendre et on ne va pas te laisser grand-chose. », se mettrait-elle en garde si elle pouvait revenir en arrière.
Son plus grand regret est d’avoir « œuvré pour cette génération sexiste ». Elle estime avoir joué un rôle là-dedans : « C’est difficile de se dire qu’on a participé à ça, qu’on a fait des erreurs, qu’on a exposé une image de soi qui a participé au sexisme collectif ». Elle admet avoir eu du mal à se pardonner, mais qu’après, avec le temps, « on se dit qu’on a fait comme on a pu et qu’on répare maintenant ».
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