« Un crime parfait ? » : deux femmes, un pacte, deux assassinats
Deux meurtres, commis à moins de vingt-quatre heures et trente kilomètres de distance, dans le paysage habituellement paisible de l’Aisne. Deux victimes qui ne se connaissaient pas. Et au départ, deux enquêtes qui semblent n’avoir rien à voir l’une avec l’autre. Pourtant, dans cette brume de mars 2013, un lien invisible et mortel unit ces deux crimes, dessinant les contours d’une machination d’une perversité rare, orchestrée à l’ombre de vies en apparence ordinaires.
Une mort foudroyante
L’horreur frappe d’abord à Caumont, un petit village picard. Le soir du 15 mars, Myriam Le Goff pousse la porte du domicile qu’elle partage avec son compagnon, Dominique Laplace. La porte n’est pas verrouillée. Dans l’entrée, elle découvre une scène de chaos : le corps de l’éducateur spécialisé de 49 ans gît face contre terre, dans une mare de sang. L’autopsie confirmera plus tard une mort foudroyante, provoquée par un unique coup de couteau porté en plein cœur la veille au soir.








