Alexandra Rosenfeld accuse son ex Jean Imbert de violences

Sur Instagram, l’ancienne Miss France a pris la parole pour dénoncer les violences physiques et psychologiques qu’elle dit avoir subies. Elle commence son témoignage en partageant une radiographie datant de dix ans, réalisée pour un « traumatisme par choc direct », révélant une « fracture des os propres du nez ».
Elle poursuit : « Il y a plus de dix ans, j’étais avec quelqu’un. Il m’a mis un coup de tête, une fois. Mais bizarrement, ce n’est pas ça qui m’a marquée. Ce qui m’a abîmée, c’était tout ce qu’il y avait autour. Les mépris, les rabaissements, les silences, les mots parfaitement placés pour me faire douter de moi, de ma valeur. C’était lent, insidieux... l’emprise ».
Alexandra Rosenfeld explique qu’à l’époque, elle ne connaissait pas ce terme. Elle pensait être elle-même le problème. : « Je suis restée. Parce que je l’aimais. J’ai réussi à partir quand il s’est tourné vers une autre. Je ne servais plus à rien, il m’a enfin laissée partir ».
La Miss France 2006 dit avoir essayé d’en parler et d’alerter, mais pendant longtemps, personne ne l’a crue. « Je suis devenue l’ex jalouse », dit-elle. Fatiguée de ne pas être entendue, elle décide alors de se taire et de « pardonner » : lui, pour ses actes, et elle-même, pour être restée.
Récemment, elle explique avoir reçu, ainsi que sa famille, une invitation de la part du chef pour découvrir son nouveau restaurant à Disney. « J’étais surprise, touchée. Je l’ai remercié chaleureusement, je lui ai souhaité une très belle année. Sur le moment, j’ai voulu y voir un geste de paix. Une marque d’élégance », déclare-t-elle.
Mais ce qu’elle découvre après change très vite sa perception : « Il savait qu’un article allait sortir. Il avait contacté plusieurs de ses ex, sous prétexte de prendre de leurs nouvelles. Moi, je croyais à une attention sincère. Mais il cherchait à savoir, à anticiper, à contrôler le récit. ».
Pour elle, il n’y a pas de doute. Il ne cherchait pas à être sympathique, il voulait tout simplement acheter son silence.
Aujourd’hui en couple avec le journaliste Hugo Clément, Alexandra Rosenfeld a voulu tourner la page. C’est pourquoi, lorsqu’elle a été approchée par des journalistes travaillant sur des témoignages semblables au sien, elle a d’abord refusé de parler, parce qu’elle pensait « avoir dépassé tout ça ».
Finalement, elle a accepté de témoigner, poussée par la volonté de soutenir les autres femmes qui, comme elle, ont été victimes de violences. Elle cherche aussi à trouver sa propre « paix intérieure » et ne veut rien gagner.
Elle admet avoir témoigné dans l’article d’Elle sous le nom d’Éléonore. « C’était un faux nom, mais ce que j’ai dit est vrai. Sa défense autour de mon nez fracturé a été de dire qu’il se défendait... Ce qu’il a répondu est faux et les personnes qui étaient présentes ce jour-là le savent. », affirme-t-elle. Elle conclut avec force: « Je ne suis pas Éléonore, je suis Alexandra. Et maintenant, je parle. »
En commentaires, de nombreuses célébrités ont montré leur soutien. « Et tu parles bien ! », écrit Laura Felpin. Lola Dubini, Camille Lou ou encore Fanny Veyrac, ont réagi avec des coeurs. Enora Malagré a commenté : « Bravo pour ton courage , merci pour les autres victimes , et câlin chère @alexandrarosenfeld nous sommes avec toi ».
Jusqu’à présent, Jean Imbert n’a pas réagi publiquement à ces accusations.
Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.









