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Dix jours après son arrivée au JT, Léa Salamé pointée du doigt par les syndicats

La couverture faite par le 20h de France 2 n’a pas convaincu les représentants de la CGT chez France Télévisions.
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La France était en grève mercredi 10 septembre. Toute la population était appelée à se mobiliser dans le cadre du mouvement « Bloquons tout » qui veut dénoncer les inégalités, l’austérité et qui veut alerter sur les difficultés liées aux services publics ou encore aux transports. Les médias ont donc tous couvert l’événement.

C’était également le cas du JT de France 2 désormais présenté par Léa Salamé. Mais la journaliste est désormais fortement critiquée, notamment par les syndicalistes de la CGT chez France Télévisions. Selon eux, l’édition de ce mercredi est « en passe de gagner le concours du journal le plus réactionnaire ».

Dans un communiqué, le groupe syndical lance : « Pour tenter de gagner le Graal de la meilleure audience devant TF1, (France Télévisions) semble avoir misé sur tout ce qu’il y a de plus rance du spectre des opinions politiques ». Selon eux, les raisons des manifestations n’ont pas été assez abordées.

La CGT déplore que l’accent ait été mis sur les dispositifs policiers. C’était une sortie « d’étalage des moyens de répression que pourront utiliser les policiers, comme s’ils n’avaient en face d’eux que des casseurs, des voyous et des black blocs, et non des citoyens avec des revendications légitimes. »

Ils ajoutent : « Dire que les forces de l’ordre ont ‘appris des gilets jaunes à être plus efficaces’, sans rappeler que depuis que Macron est au pouvoir, la répression policière n’a jamais été aussi violence, avec des dizaines de personnes mutilées et éborgnées, et même trois personnes tuées depuis 2015, c’est tourner le dos à cette population française qui continue de défendre le droit légitime de manifester. »

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Pourtant, une enquête est actuellement ouverte après qu’un restaurant ait pris feu. Les forces de l’ordre sont soupçonnées d’être involontairement à l’origine de cet incident. « Pour clore le tout, ce journal pitoyable se termine par l’onction du cardinal Bustillo, un Richard Gere en soutane, qui nous prie de sortir de la lutte des classes (…) Quel mépris pour les citoyens qui regardent le 20h, et pour les journalistes qui continuent de faire leur travail dans l’adversité. »

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