« De nos frères blessés » : le héros français de l’Algérie du FLN
L’histoire vraie de Fernand Iveton, Français d’Algérie, seul parmi les 198 condamnés à mort sous la présidence de René Coty, en février 1957. Une page restée particulièrement douloureuse parce que manifestement honteuse, dans l’histoire de la quatrième République. Né en juin 1926 au Clos Salembier devenu El Madania sur les hauteurs d’Alger, il est le fils d’un Pascal recueilli par l’assistance publique, devenu délégué syndical puis militant communiste, et d’une mère espagnole. On peut dire que le fiston est le digne fils de son père, lui aussi ouvrier à la centrale électrique d’Alger, militant communiste, délégué syndical à la CGT et aussi anti-colonialiste. C’est à ce titre qu’il intègre en 1956 le FLN, le fameux Front de Libération nationale, après l’interdiction du Parti communiste algérien. Objet de la condamnation : la pose d’une bombe à retardement devant provoquer une panne d’électricité dans toute la ville…









