Martin Buxant présente « La Fracture », nouveau format du JT de RTL : « J’ai rencontré peu de gens heureux »

On vous retrouvera sur RTL dans un nouveau format intitulé « La fracture ». Pouvez-vous nous en dire plus ?
C’est un format hybride, à retrouver dans les journaux télévisés de RTL-TVI. Nous sommes partis d’un sondage exclusif qui mesure la fracture entre citoyens et politiques et nous sommes allés voir sur le terrain si ces chiffres se vérifiaient.
C’est la première fois que nous faisons ça, que nous allons à la rencontre directe de notre public, de celles et ceux qui regardent RTL. Et je dois dire que ça m’a beaucoup ému. J’y pense encore chaque nuit. Il y a une émotion particulière, en tout cas en Wallonie, car nous ne sommes pas allés à Bruxelles.
En plus des reportages, il y aura des déclinaisons numériques, des analyses de sondage, une série de contenus digitaux… Toute la panoplie RTL Info, pour montrer que nous sommes ancrés.
Avez-vous l’impression que les politiques sous-estiment cette « fracture » ou en ont une conscience réelle ?
Moi, je pense qu’il y a deux choses. D’une part, il y a ceux qui la sous-estiment, mais franchement ils sont bêtes alors. Et la plupart, ils en sont conscients mais ils n’ont pas la réponse. Encore une fois, nous, nous ne sommes pas là pour noircir l’image des politiciens, mais pour donner la parole. Pour renouer le dialogue entre les deux parties.
Comment avez-vous été accueilli sur le terrain ? Les citoyens étaient-ils méfiants ?
Au début, nous partions sur un micro-trottoir mais au final nous avons dû repenser les choses pour que les gens parlent, qu’ils se confient sur leur quotidien. Pour qu’ils le fassent, nous devons passer du temps avec eux. J’ai passé deux heures dans un salon de coiffure à Charleroi, je suis allé dans le centre commercial Grands Prés à Mons, dans des cafés à Wavre. Il faut percer la carapace des gens pour qu’ils se confient à toi et là, c’est fantastique.
Je m’asseyais d’abord, je parlais avec eux, ils n’arrêtaient pas de parler et de raconter des trucs de dingue. Puis à un moment je demandais qu’ils me le redisent devant la caméra, mais une fois allumée, ils sont timides. C’est presque un travail psychanalytique qu’il faut faire.
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans les témoignages recueillis ? Un fil rouge s’est-il dégagé entre les provinces visitées ?
Je me rends compte que j’ai rencontré peu de gens heureux. Il y en a qui sont contents de leur situation, mais c’est une minorité. Les chiffres du sondage le montrent aussi. Les gens sont fâchés, désabusés, tristes, inquiets, angoissés pour leurs enfants, leur futur à eux, toute une série de paramètres. « La fracture », c’est ça : l’inquiétude des gens. Mais aussi montrer que les politiques ne trouvent pas toujours le moyen de combler cette fracture.
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