Accueil Marc Ysaye

Marc Ysaye et ses grands classiques du rock: «Start me up»

Cette semaine, Marc Ysaye évoque un titre rock devenu culte : « Start me up », The Rolling Stones (1982)
Vidéo -
Par M.Y.
Temps de lecture: 1 min

En 1981, les Rolling Stones régnaient en maîtres sur le monde du rock et cela depuis près de deux décennies déjà. Pourtant, en coulisses, le groupe était loin d’être en grande forme…

Mick Jagger et Keith Richards se parlaient à peine, leur partenariat créatif étant mis à rude épreuve par des années d’excès et d’intérêts divergents. Les flirts disco d’« Emotional Rescue » (1980) avaient suscité des critiques mitigées, et même les fans les plus convaincus commençaient à murmurer que l’âge d’or des Stones était peut-être révolu. Ce n’était sans doute pas faux, aujourd’hui tout le monde s’accorde à reconnaître que l’âge d’or s’étalait de 1968 à 1974 où le groupe produira ses plus grands albums.

Les Rolling Stones devaient partir pour une en grande tournée américaine à l’automne 1981, une tournée qui allait les mener dans les plus grands stades à travers les États-Unis et devenir l’une des entreprises live les plus ambitieuses de leur carrière.

Panne créative

Cover.jpg
D.R.

Mais il y avait un problème : les Rolling Stones n’avaient pas de nouvel album à promouvoir. Sans nouveau matériel, ils risquaient d’être considérés comme une « relique » plutôt que comme un groupe toujours en mouvement. Au lieu d’écrire et d’enregistrer de nouvelles chansons, le producteur et collaborateur de longue date des Stones, Chris Kimsey, suggéra de plonger dans les archives du groupe. Au fil des ans, les Stones avaient laissé derrière eux des centaines de morceaux inachevés : riffs, jams, démos et chansons à moitié peaufinées qui n’avaient jamais été incluses dans leurs albums, mais comme pour les Beatles, tout avait été gardé.

De « Sticky Fingers » (1971) à « Some Girls » (1978), les Stones avaient accumulé une montagne de matériel inutilisé. La plupart de ces morceaux avaient été oubliés, mais Kimsey pensait qu’avec la touche adéquate, ces enregistrements pourraient être remodelés pour former un nouvel album. Ce qui en résulta n’était pas un album né d’un seul moment d’inspiration, mais une création « à la Frankenstein » : un patchwork du passé, assemblé avec soin. Et contre toute attente, il devint l’une de leurs œuvres phares.

Au cœur de « Tattoo You » avec son inoubliable pochette iconique se trouve l’une des plus grandes chansons jamais enregistrées par les Stones : « Start Me Up ». Le morceau avait en fait vu le jour lors des sessions d’enregistrement de « Some Girls » en 1977. À l’époque, le groupe l’avait joué comme un morceau reggae, lent, décalé et pas particulièrement convaincant. Ils l’ont abandonné après des dizaines de tentatives, mais parmi les bandes, il y avait une version électrique, fougueuse, portée par un riff que Keith Richards avait lancé presque comme une blague.

Lorsque Kimsey réécoute la chanson en 1981, il reconnaît immédiatement son immense potentiel. Après quelques modifications, « Start Me Up » naît sous la forme d’un hymne rock parfait. La voix arrogante de Mick Jagger portée par un texte hyper efficace, le rythme régulier et surtout l’intro de batterie de Charlie Watts, le tout emballé comme souvent par un riff imparable de Keith Richards en font une véritable bombe.

Quelques jours avant la sortie de l’album « Tatoo You », le 14 août 1981, sort le 45T « Start Me Up ». Le clip, qu’il faut revoir, tourne en boucle sur MTV qui naît trois jours seulement avant la sortie de « Start Me Up » !

C’est un triomphe planétaire immédiat.

L'actu en vidéo

 

Aussi en Marc Ysaye

Voir plus d'articles

À la Une