Nadine Monfils: « Baudelaire était un punk avant l’heure »
Une femme sans tête, un poète maudit, un mystère à élucider, un tarot, Nadine Monfils tire les ficelles d’un polar qu’elle seule peut mitonner.
Baudelaire, il vous touche à ce point ?
C’est un génie, mais aussi un panier percé qui hérite d’une fortune assez jeune et la dilapide dans les tableaux, l’art, les belles toilettes, la mode. C’était un dandy. Il a dû serrer les cordons de la bourse ; on l’a mis sous tutelle. C’est très triste. Je voulais écrire sur lui pour le réhabiliter, lui qui nous a traités de tous les noms, nous les Belges, parce que nous n’avons pas su l’aimer. Quand j’allais à l’école à Namur, je passais devant l’église Saint-Loup où il est tombé sur les marches, du temps où il fréquentait Félicien Rops. Il faut lire ses poèmes comme on regarde les étoiles.
Avec lui comme enquêteur, vous lancez une nouvelle série comme avec le commissaire Léon, Mémé Cornemuse, Elvis Cadillac et Magritte…










