« J’aurais pu en mourir » : une candidate au concours Miss France atteinte d’une maladie auto-immune

Ce samedi 6 décembre, TF1 diffuse l’élection de Miss France 2026. Elles sont 30 à espérer décrocher la couronne et succéder ainsi à Angélique Angarni-Filopon. Parmi les candidates figure Lou Lambert, une étudiante en droit international âgée de 20 ans qui a été sacrée Miss Languedoc 2025 le 30 juillet dernier.
Mais cette jeune femme souriante vit en réalité avec la maladie depuis cinq ans. En 2020, Lou Lambert a en effet appris, lors d’une prise de sang, qu’elle souffrait d’une maladie auto-immune. « On remarquait que j’avais des grosses migraines et des signes de fatigue. Je pouvais faire jusqu’à 3h de sieste par jour en plus de mes nuits normales. Et c’est là qu’on a découvert que j’avais des plaquettes extrêmement basses », a-t-elle confié à Télé-Loisirs.
Et de poursuivre : « On m’a diagnostiquée d’un TPI (Le purpura thrombopénique immunologique, NDLR.), une maladie qui fait baisser les plaquettes ou du moins on ne sait pas si la production de plaquettes est suffisante comparé à celle dont mon corps a besoin puisqu’il confond mes plaquettes avec un virus. Il tue mes plaquettes en pensant que c’est un virus depuis cinq ans ».
Lou Lambert est depuis quelques mois sous traitement après une nouvelle baisse fulgurante de ses plaquettes. « En mars dernier, c’était critique. Je suis tombée à un taux de 3.000 plaquettes, j’aurais pu en mourir car ça provoque des hémorragies internes. Quand on atteint un certain seuil, en dessous de 10.000, je peux être en train de parler et avoir une hémorragie interne au cerveau, ou quelque part d’autre, comme ce sont des hémorragies spontanées », a-t-elle expliqué à nos confrères.
« Étant donné que le taux normal est de minimum 150.000 plaquettes, j’ai été hospitalisée d’urgence pendant plusieurs jours, on m’a donné de gros traitements aux corticoïdes. Comment dire que j’étais dans un monde parallèle ! Mais comme on n’a pas trouvé de solution pour les faire remonter définitivement, depuis avril, chaque semaine, je suis un traitement donné par mon hématologue », a-t-elle précisé.
La Miss doit ainsi se faire « une piqûre par mois » afin de stabiliser ses plaquettes. « C’est un traitement à vie parce qu’avec cette maladie, une fois qu’on a dépassé les 6 mois ou 1 an, c’est chronique », a précisé la jeune femme qui souffre d’effets secondaires. « Il y a des jours où je peux avoir de très grosses douleurs au dos puisque mon traitement stimule la moelle osseuse, et ça devient insupportable. C’est vraiment aléatoire, je ne peux pas le contrôler », a-t-elle ajouté.
Lou Lambert a été transparente sur sa maladie auprès des organisateurs du concours de beauté. « J’ai prévenu le comité parce que si mes plaquettes descendent en dessous du taux normal, je ne serais pas autorisée à faire certaines activités sportives. J’ai effectué une prise de sang au mois d’octobre dernier, qui n’était pas très bonne, ce qui montre que ça peut peut-être revenir à nouveau. Je ne peux pas prendre le risque de compromettre ma santé. J’ai fait très attention aux activités physiques pendant le voyage de préparation », a-t-elle conclu.
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