Quand Bardot brûlait l’écran
Révélée en 1956 par « Et Dieu créa la femme », Brigitte Bardot ne laisse qu’une poignée de films mémorables : « La vérité » de Henri-Georges Clouzot, « Vie privée » de Louis Malle, « Le mépris » de Jean-Luc Godard avec Michel Piccoli appartiennent à cette catégorie. À sa mort le 13 septembre 2022, le réalisateur franco-suisse de 91 ans lui inspirera cette épitaphe : « Et Godard créa le Mépris et c’est à bout de souffle qu’il a rejoint le firmament des derniers grands créateurs d’étoiles. » Il est vrai qu’en 1963, il lui avait offert cette réplique passée à la postérité « Et mes fesses, tu les trouves jolies mes fesses ? » Piccoli de répondre : « Oui, très… » Un film désarmant la morale. Il en est un autre qui la distingue : « En cas de malheur » où son partenaire, l’intraitable Jean Gabin, se demandait « quelle est cette petite chose qui se balade toute nue ? » avant de reconnaître ensuite ses dons de comédienne.










