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Décès de Werenoi : son producteur jugé pour violences sur une amie du rappeur

Au-delà des conflits financiers, l’héritage de Werenoi a-t-il suscité des violences ?
Par l’AFP
Temps de lecture: 1 min

Huit mois après le décès du rappeur, son producteur, Babiry Sacko, dit Babs, est jugé jeudi à Bobigny pour violences en réunion et cyberharcèlement à l’encontre d’une amie intime de l’artiste.

Depuis la mort du rappeur de 31 ans le 17 mai dans un hôpital parisien, ses proches se déchirent, sur fond de litiges financiers crûment exposés sur les réseaux sociaux.

Né à Melun (Seine-et-Marne) et élevé à Montreuil (Seine-Saint-Denis), Jérémy Bana Owona s’était imposé comme l’artiste ayant vendu le plus d’albums en France en 2023 comme en 2024, sous le pseudo de Werenoi.

En 2025, son album « Diamant noir » a été le troisième album le plus vendu de l’année devant « Pyramide 2 », sorti en 2024, en cinquième position.

La plupart de ses morceaux mélancoliques, évoquant trafics de stupéfiants, prostituées, gros calibres et grosses cylindrées, insistent sur l’importance de l’argent amassé dans sa vie de rappeur « dans toutes les oreilles » qui ne pensaient « qu’à faire de l’oseille » (paroles de « Pétunias »).

Sa succession est donc un enjeu de taille.

Mais le tribunal de Bobigny ne doit trancher jeudi aucun des conflits financiers opposant ses proches. Il va en revanche se pencher sur des violences et le cyberharcèlement dénoncés par Fatima B.

Un million et des coups

Cette femme de 35 ans, disant travailler « dans l’événementiel », a raconté au journal Le Parisien avoir grandi avec Jérémy en Seine-et-Marne avant de le retrouver en 2021 à Dubaï où ils étaient devenus intimes.

Peu après l’enterrement du rappeur à Montreuil, elle relate avoir été agressée dans la nuit du 21 au 22 mai dans l’arrière-salle d’un bar à chicha de cette ville par des membres de l’entourage professionnel du producteur et par Babs lui-même.

À la suite de l’altercation, sept jours d’ITT pour des coups portés entre autres au visage et pour le traumatisme psychologique subi.

Le producteur de 31 ans « était présent le soir des faits, mais n’a jamais porté aucun coup de quelque nature que ce soit », a assuré à l’AFP son avocat, Mourad Battikh, avant l’audience, ajoutant : « Il est innocent et on le démontrera ».

Fin juin, Me Battikh avait affirmé dans un communiqué que Fatima B. détenait « injustement sur un compte bancaire à Dubaï une somme d’un million d’euros appartenant à Werenoi », ce qu’elle conteste.

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« Le dossier est pollué par des histoires annexes mais c’est une affaire très simple : il s’agit d’une femme qui s’est fait largement violenter et qu’on a discréditée en faisant croire qu’elle racontait n’importe quoi », a déclaré à l’AFP son avocate, Clarisse Serre, relevant qu’elle est « soutenue par la mère et les sœurs de Werenoi ».

« Je vis un enfer », avait déclaré Fatima B. en sanglotant, se disant « harcelée » au point de devoir vivre dans une semi-clandestinité, lors d’une première audience écourtée, en octobre, à laquelle Babs ne s’était pas présenté.

La mère et une sœur du rappeur étaient présentes pour la soutenir.

« Elle a pris des coups, ça nous concerne aussi comme femmes », avait dit, en marge de l’audience, Leytha Bana Owona, 24 ans, la présentant comme « une amie très proche » de son frère devenue « son bras droit à Dubaï ».

L’absence de Babs à la première audience avait déplu au tribunal qui avait souligné que le prévenu, sous contrôle judiciaire, comptait douze mentions à son casier, ayant déjà été condamné pour trafic de stupéfiants, escroquerie ou encore extorsion avec violence.

Le procès a lieu quelques mois avant un grand concert parisien en hommage à Werenoi, en mars, le label PLR promettant que « l’intégralité des recettes sera reversée à ses trois enfants ». Babs « organise le concert », en lien avec les deux mères des enfants, confirme son avocat.

À lire aussi « Quelle époque ! » : retour sur la seule interview télévisée de Werenoi

Le producteur annonce aussi la sortie d’un documentaire sur Werenoi, projet contesté par la mère et les sœurs de l’artiste. Netflix a démenti auprès de l’AFP les rumeurs sur une diffusion prochaine de ce documentaire sur sa plateforme.

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