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La maladie n’est désormais plus tabou dans les famille royales

Longtemps tue, la santé des souverains n’est plus un secret d’État. Aujourd’hui, elle se dit, se montre, parfois même se partage. Article réservé aux abonnés S'abonner
Par B.D.
Temps de lecture: 3 min

Pendant des siècles, la santé des têtes couronnées a relevé du non-dit. Un roi se devait d’être fort, inaltérable, presque invincible. Reconnaître la maladie, c’était risquer d’ébranler l’autorité, fragiliser la Couronne, inquiéter la nation. Or, en quelques années, ce tabou a volé en éclats. Les Palais ont changé de ton. Et la maladie est devenue, paradoxalement, un nouvel espace de lien entre le souverain et son peuple.

L’exemple le plus frappant est sans doute celui de Mette-Marit, princesse héritière de Norvège. En 2018, elle révèle être atteinte de fibrose pulmonaire, une maladie chronique, évolutive et incurable. Le Palais choisit alors une transparence inédite : les communiqués expliquent la nature de la pathologie, ses conséquences, sa progression possible. Rien n’est minimisé. Rien n’est dramatisé. Simplement dit. La maladie s’invite jusque dans le protocole : déplacements écourtés, cérémonies adaptées, rythme allégé. Une manière d’assumer publiquement la fragilité, sans jamais renoncer à la fonction.

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