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« Il n’y a pas cent Léa Salamé » : le directeur de l’information de France Télévisions soutient la présentatrice du JT devant l’Assemblée

AIexandre Kara a été interrogé par la Commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Il a dû justifier son choix de maintenir Léa Salamé au JT de France 2 devant l’Assemblée.
Par La rédaction
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Depuis son arrivée à la présentation du JT de France 2, Léa Salamé enchaîne les erreurs. Il y a d’abord eu son interview de Marion Cotillard, devenue rapidement virale. Ensuite, lors d’un sujet rendant hommage à Dominique Bernard, enseignant français tué en 2023 dans une école, la journaliste l’avait confondu avec Samuel Paty, autre professeur assassiné en 2020. Malgré ses excuses, des voix au sein de France Télévisions ont manifesté leur mécontentement.

Ces 27 et 28 janvier, plusieurs députés sélectionnés pour former la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, ont interrogé différents membres de France Télévisions. Ils n’ont pas hésité à remettre en question le choix de mettre Léa Salamé à la tête du JT. Pour ses erreurs, mais surtout, parce qu’on lui reproche un manque de neutralité.

« France Télévisions a fait le choix pour incarner son principal rendez-vous d’information, le JT de 20 heures, de choisir une journaliste dont le compagnon n’est autre que Raphaël Glucksmann, qui est candidat pressenti pour représenter le Parti socialiste à la prochaine élection présidentielle », a rappelé Charles Alloncle.

« Evidemment, vous vous en doutez, je n’ai pas fait ce choix sur un coût de tête. C’est un choix et je l’assume. Il se trouve qu’au cours de ma carrière, j’ai croisé Anne Sinclair, Marie Drucker, Béatrice Schoenberg un certain nombre de femmes extraordinaires sur un point de vue professionnel, qui pourtant, avaient le péché de partager la vie d’un homme politique. Quand je me suis posé la question de Léa Salamé, je ne me suis pas posé la question de savoir qui était son compagnon », justifie Alexandre Kara, directeur de l’information de France Télévisions.

Il explique que la seule question qu’il s’est posée, c’est « Qui est la meilleure pour incarner le 20h ? ». Il en a profité pour énumérer, par la même occasion, son CV, pour rappeler que la journaliste avait été bien formée.

« Elle a permis à la matinale de France Inter de s’imposer comme la première matinale de France », souligne-t-il, avant de soutenir clairement la journaliste : « Vous dites qu’il y a une centaine de journalistes qui font son métier. Bah non, excusez-moi, je suis directeur de l’information d’un grand nombre de chaînes et il n’y a pas de centaines de Léa Salamé ».

Le lundi 2 février, ce sera au tour de Léa Salamé et Laurent Delahousse d’être auditionnés par la commission d’enquête sur la neutralité du service public. Ils devront répondre aux questions des députés français.

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