Un influenceur français met en scène « l’enlèvement » de son chien, une plainte déposée

Une histoire qui a secoué les réseaux sociaux. Fin janvier, l’influenceur français Cyril Schreiner annonçait que son chien Albert, un carlin, avait été enlevé à son domicile. « Deux personnes se sont introduites chez moi. Ils ont pris Albert et l’ont kidnappé », racontait-il notamment face caméra, sur ses réseaux sociaux, les yeux rougis par les larmes.
Depuis cette annonce, l’influenceur avait multiplié les vidéos. Cumulant des milliers de vues, que ce soit sur Instagram, Snapchat ou encore Tiktok. Le 6 février dernier, il a annoncé que son chien avait été retrouvé et disait être en « négociation » avec ses ravisseurs depuis 48 heures. L’histoire avait mobilisé de nombreux internautes, certains allant jusqu’à faire des dons pour aider Cyril Schreiner.
Plus le temps passait, plus des internautes doutaient de « cet enlèvement ». Après avoir un temps menacé de poursuites les internautes qui l’accusaient de simuler l’enlèvement, il a finalement reconnu avoir tout inventé, lundi 9 février. Il explique avoir « voulu créer du divertissement » tout en reconnaissant l’avoir fait « de la pire des manières ». L’influenceur français assure qu’il reversera l’intégralité des gains générés par ce faux enlèvement à des associations engagées pour la protection animale.
« Banalisation du vol d’animaux »
L’histoire ne s’est pas arrêtée là. Comme le note Franceinfo, l’association engagée pour la protection des animaux YouCare a annoncé porter plainte contre l’influenceur pour l’orchestration du « faux kidnapping de son chien dans le but de faire le buzz et de s’enrichir sur Snapchat. » L’ONG dit avoir mandaté ses avocats pour saisir le procureur de la République pour « faire condamner cette pratique commerciale trompeuse et mettre un terme au détournement lucratif de la cause animale. »
YouCare reproche également à l’influenceur la « banalisation du vol d’animaux » et une pratique trompeuse pour augmenter ses revenus publicitaires contraire à la loi influenceur de 2023. « Nous ne pouvons pas accepter que la souffrance animale, même simulée, devienne un levier marketing pour gonfler des statistiques publicitaires » déclare Thomas Moreau, président de YouCare. « Quand un influenceur ment sur un drame pour gagner de l’argent, il vole le temps et l’émotion de millions de personnes qui ont visionné et partagé. Il affaiblit la portée des vrais appels à l’aide. Nous demandons à la justice de sanctionner fermement cette dérive pour que cela ne devienne pas une mode sur les réseaux sociaux », conclut Thomas Moreau dans un communiqué.
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