Sam Sauvage victime d’insultes depuis les Victoires de la musique : « La haine gratuite tue parfois »

Le Boulonnais Sam Sauvage, jeune artiste inclassable qui swingue entre new wave et chanson française, a reçu vendredi 13 février la Victoire de la révélation masculine. « Je ne m’y attendais pas, c’est une vraie surprise ! », a-t-il lancé sur la scène. Le jeune homme de 25 ans avait face à lui Ino Casablanca et le groupe L2B, deux étoiles de la sphère rap actuelle, rappelle La Voix du Nord.
Mais depuis sa Victoire, Sam Sauvage subit un véritable déferlement d’injures et de haine sur les réseaux sociaux, notamment de la part de fans de rap. « Après 2 ans à fumer tout le budget dans des (pubs) pour pousser ses (chansons) de m*rde, Sam Sauvage vole une Victoire de la Musique au groupe L2B et à Ino Casablanca », écrit par exemple un anonyme, repéré parmi d’autres par le média Pure Charts. Pour eux, Sam Sauvage serait illégitime et ne méritait pas sa Victoire.
« J’ai de la peine pour lui »
Ce lundi 16 février, le jeune artiste a réagi sur sa page Instagram en dévoilant une chanson improvisée sur cette situation difficile. Il s’est aussi longuement exprimé dans un communiqué pour l’évoquer. « On dit des choses à mon sujet qui relèvent de l’horreur et du dégoût. C’est peut-être le prix à payer de vouloir vivre de sa musique, d’être un musicien libre et trop heureux de l’être. Il ne faut pas leur en vouloir, le temps apprendra à ces gens que la haine gratuite peut toucher, et que parfois même, elle tue », écrit-il dans ce texte relayé par 20 Minutes.
L’artiste raconte notamment qu’un jeune homme l’a insulté dans le métro avant de cracher par terre, devant lui. « La seule chose que je ne peux tolérer ce sont les débordements dans la vie de tous les jours, la vraie. J’encourage (ce jeune homme) à s’apaiser, et à réfléchir aux conséquences de ses actes. Toujours sans haine de ma part, mais avec en fait beaucoup de considération et de peine pour lui », poursuit-il.
Si Sam Sauvage assure être « assez grand et détendu » pour prendre « du recul », il ajoute que « ce n’est pas le cas de certain(e)s jeunes harcelé(e)s pour leur physique, leurs idées. Protégez à tout prix vos proches de la haine en ligne, parlez-en, éloignez-les », écrit-il encore.
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