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« Les affaires restent les affaires » : Maeva Ghennam menace M6 après un reportage sur les contenus sponsorisés en pleine guerre

Un reportage de M6 sur les influenceurs français à Dubaï, diffusant des contenus sponsorisés en pleine crise au Moyen-Orient, a suscité a colère de Maeva Ghennam.
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Depuis samedi, à la suite d’une attaque américano-israélienne contre l’Iran, plusieurs pays du Golfe sont visés par des ripostes iraniennes. Parmi eux, les Émirats arabes unis, où des frappes ont été signalées à Dubaï. Dans ce contexte de tensions régionales, certains influenceurs français installés dans l’émirat pour le calme, la sécurité et le luxe se retrouvent à partager des images de missiles entre deux contenus sponsorisés, comme le note La Voix du Nord.

« La France, protège-nous ! », a ainsi publié Maeva Ghennam, suivie par trois millions d’abonnés sur Instagram. Révélée par l’émission Les Marseillais, diffusée sur W9 (groupe M6), l’influenceuse a alterné stories alarmées et promotion d’une huile anti-cellulite.

Même décalage du côté de Kamila, autre figure de la téléréalité, qui a publié une dizaine de stories Snapchat expliquant comment poser ses faux ongles « Roxy Nails » après avoir fait part de ses angoisses.

« Déconnexion totale »

Un décalage pointé par les internautes qui ont dénoncé « la déconnexion totale » de ce « monde bling-bling » face à la réalité géopolitique du Moyen-Orient. La journaliste Emma Férey, autrice du roman Emirage (2024), consacré aux coulisses de l’influence à Dubaï, rappelle que ces créateurs de contenus sont souvent liés par contrat. « Engagés contractuellement avec des marques, ils sont obligés de poursuivre leurs activités. Même si c’est pour du shampoing, la vidéo doit passer. C’est ce décalage qui peut paraître indécent aux yeux du public, de continuer à faire son beurre alors que le monde brûle. »

Un reportage diffusé par M6 a également souligné ce contraste en prenant l’exemple de Maeva Guennam. « Entre deux vidéos sur la situation à Dubaï, petit post sponsorisé avec code promo », ironise le journaliste en voix off, avant de conclure : « Eh oui, même en temps de guerre, les affaires restent les affaires. »

La séquence a fait bondir la jeune femme, qui a réagi sur Instagram, confirmant qu’elle a bien un contrat à honorer. « Comme si j’avais attendu ce moment-là pour faire du buzz et des placements de produits… Ceux qui me suivent tous les jours, surtout sur Snapchat, peuvent confirmer que je fais un placement de produit quotidiennement depuis des années. Ce n’est pas parce qu’il s’est passé ce qu’il s’est passé que je vais arrêter de travailler. »

L’ancienne candidate des Marseillais assure que sa collaboration avec W9 s’est « arrêtée proprement », tout menaçant ouvertement la chaîne. « Et là, voilà qu’ils se mettent à […] vouloir entacher mon image. Si vous ne voulez pas que j’ouvre ma gorge, avec des preuves, et que je balance des choses très très graves sur vous, restez à votre place et je reste à la mienne, c’est mieux pour vous ». Maeva Ghennam se dit prête à faire « une vidéo YouTube » où elle « balance tout ».

« Si vous ne voulez pas que j’ouvre ma gorge avec des preuves et que je balance des choses très graves sur vous, restez à votre place. »

Convoquée par la police

L’affaire a pris une nouvelle tournure lorsque l’influenceuse a été convoquée, mardi 3 mars au matin, par la police de Dubaï après la diffusion de ses vidéos évoquant la guerre en Iran. Après cette convocation, Maeva Ghennam a assuré n’avoir subi « aucune pression du gouvernement », tout en précisant qu’il « ne fallait pas raconter n’importe quoi ».

Selon RMC, les habitants de Dubaï, influenceurs ou non, auraient reçu un communiqué du ministère de l’Intérieur émirati leur interdisant de parler à la presse ou de publier des vidéos des bombardements.

À lire aussi « On ne voulait pas trop en parler » : les rappeurs français Bigflo et Oli coincés à Dubaï

Le ministère a par ailleurs rappelé qu’il est « interdit de diffuser des rumeurs, de fausses informations ou tout contenu qui contredit les annonces officielles ou qui pourrait provoquer la panique ou menacer la sécurité et l’ordre publics ». Les contrevenants s’exposent à des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à la peine d’emprisonnement et une amende d’au moins 200 000 dirhams (environ 47 000 euros).

Depuis, plusieurs influenceurs ayant initialement publié des vidéos paniquées, dont Maeva Ghennam, assurent désormais se sentir « en sécurité » à Dubaï.

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