« Top Chef » revient sur RTL-TVI avec une toute nouvelle formule : « Le renouveau est toujours intéressant »

Rendez-vous incontournable des gastronomes, professionnels ou amateurs, « Top Chef » revient pour une dix-septième édition. Seize candidats, au niveau culinaire déjà impressionnant, tenteront de séduire les grands chefs Hélène Darroze, Philippe Etchebest, Stéphanie Le Quellec, Paul Pairet et Glenn Viel pour remporter le titre suprême.
Un programme entièrement repensé !
Exit les brigades et exit la « grande cuisine ». Cette année, toutes les épreuves se feront en extérieur ou dans des cuisines de différents établissements. Une façon de tester la faculté d’adaptation des candidats. Autre changement, les participants ne seront plus divisés en brigades. Les chefs retrouvent leur rôle initial, celui de jury et non plus de coach. Les cinq grands chefs ne seront plus là pour aiguiller leurs petits protégés en cuisine, mais uniquement pour déguster, et juger, leurs réalisations. « Nous avons cependant gardé les incontournables », rassure le présentateur du programme, Stéphane Rottenberg. « La boîte noire sera bien là mais l’épreuve n’aura pas lieu en studio. Nous gardons les grandes thématiques, mais tout cela aura lieu à l’extérieur. »

Si les candidats ont évidemment été désarçonnés par la disparition des brigades, les chefs ont également dû se faire à ce changement. « C’était une bonne décision parce que ça remettait les candidats vraiment au cœur de la compétition », analyse Philippe Etchebest. « Je pense que nous avons tous apprécié ce changement de direction parce qu’un concours, il est pour celui qui le fait, véritablement. Cela permettait aussi de découvrir vraiment la personnalité de chaque candidat, mais dans leur univers réel, sans être influencé. Parce que quelque part, on avait toujours notre petite touche, forcément, quand nous étions en brigade. On les accompagnait, on les conseillait. Là, pour le coup, on était vraiment dans un stade beaucoup plus de décoffrage ! »
Le candidat au centre
« C’était aussi très intéressant pour nous de ne pas avoir de brigade », explique Stéphanie Le Quellec. « Le renouveau est toujours intéressant. Cela nous a replacés dans un rôle différent, je ne vais pas dire plus objectif, mais nous étions vierges de toute information quand nous avons découvert les premiers plats. Notre rencontre avec eux se fait à travers une assiette, à travers leurs propos culinaires, et c’est très intéressant. Si je me replonge en 2011, lorsque j’étais candidate, nous étions dans ce format-là ! Nous étions seuls pendant nos épreuves, on tâtonnait, on se découvrait soi-même et les retours des chefs ne se faisaient qu’à la fin. Ce sont ces débriefings-là qui nous permettaient de progresser d’une semaine à l’autre. Même si cela a déstabilisé les candidats lors de l’annonce de l’abandon des brigades, ils vous diront qu’à la fin, cela leur a permis une sorte d’introspection qui était intéressante pour eux. » Et de rajouter : « Il y a quand même ce côté transmission, pédagogique. Il y a toujours des échanges avec les candidats, parfois cela se fait en coulisses. Cet aspect-là n’avait plus lieu en cuisine, mais lors des dégustations ou après les dégustations, quand nous avions le temps d’échanger avec eux ».

Rester mobile et s’adapter
« Cette année, il y avait une autre caractéristique qui était le fait que c’était une saison mobile », rajoute Paul Pairet. « Le fait d’être mobile et en même temps de ne pas avoir de coach, je crois que couplé ensemble, ça donnait quelque chose d’intéressant. Ça permettait aux candidats de s’adapter dans des lieux différents, dans des conditions différentes. Donc ils étaient vraiment livrés à eux-mêmes, même si finalement on les a quand même guidés sans a priori. Après chaque dégustation, on leur donnait des conseils. Les deux étaient intéressants. Quand on nous l’a annoncé, moi j’étais très enthousiaste à l’idée d’aller en province ou ailleurs. »
« Nous avons quand même eu le temps de tisser des liens avec les candidats, rajoute Hélène Darroze. Et peut-être plus ouvertement parce que c’est vrai que les années précédentes, on était toujours surveillés. Il ne fallait pas trop parler à nos candidats entre les épreuves parce qu’il fallait que tout le monde soit sur un pied d’égalité. Cette année, on avait peut-être une relation plus libre, plus large avec eux. »
Parler cash
Comme lors des éditions précédentes, lors des dégustations, les chefs n’y vont parfois pas par quatre chemins – même si les remarques se veulent constructives. « Nous essayons toujours de terminer sur une note positive », souligne la chef Darroze. « On essaye de le faire, mais il ne faut pas trop atténuer non plus parce qu’ils sont là quand même pour entendre la vérité », la reprend Paul Pairet. « Dire le contraire de la vérité, ce n’est pas les servir non plus. Donc on le fait pour certains avec tact, pour d’autres, évidemment, avec moins de tact. Mais on essaie de faire passer le message ! » « De toute façon, même si on dit des choses dures de temps en temps, c’est toujours fait avec de la bienveillance quand même, c’est toujours constructif », conclut Hélène Darroze. « Il y a un rapport qui est quand même très ouvert. Ils ne nous craignent pas. »
Des changements majeurs qui ne dénaturent cependant pas l’âme de l’émission. Au fil des épisodes, en bord de place ou au sommet d’une montagne, les différents candidats vont révéler au travers de leurs assiettes, mais aussi de leurs réactions face à certains contretemps, les différentes facettes de leur personnalité. Une saison étonnante qui ne manquera pas de piment.
« Top Chef », lundi 9/3, 20h30, RTL-TVI.








