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Marc Ysaye et ses grands classiques du rock : « Kashmir »

Cette semaine, Marc Ysaye évoque un titre rock devenu culte : « Kashmir », Led Zeppelin (1976)
Par M.Y.
Temps de lecture: 1 min

Le 24 février 1975, Led Zeppelin publie son sixième album, « Physical Graffiti ». Les sessions d’enregistrement avaient été interrompues un moment lorsque le bassiste et claviériste John Paul Jones avait proposé de quitter le groupe pour devenir chef de chœur à la cathédrale de Winchester, alors qu’en réalité, il avait tout simplement besoin de temps pour se reposer après un calendrier de tournée trop chargé pour Led Zeppelin.

« Physical Graffiti » est devenu le quatrième album du groupe à atteindre la première place aux États-Unis. Rien que le jour de sa sortie aux USA, l’album s’est vendu à un million d’exemplaires, un record absolu dans l’histoire du label Atlantic.

L’album de tous les records

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D.R.

« Physical Graffiti » a été certifié 16 fois disque de platine par la Recording Industry Association of America (RIAA) pour avoir dépassé les 16 millions d’exemplaires vendus aux États-Unis ! « Physical Graffiti » est leur premier double album et surtout le premier à sortir sur leur propre label, « Swan Song Records ». Le titre était une idée de Jimmy Page pour illustrer l’énergie pure et débridée de l’album.

À Headley Grange, en Angleterre, où le groupe avait précédemment enregistré les morceaux de Led Zeppelin III, IV et de « Houses Of The Holy », Led Zeppelin écrit et enregistre huit chansons, dont la durée combinée dépasse la durée habituelle d’un LP.

Cela incitera le groupe à faire de « Physical Graffiti » un double album en y incluant des titres inédits issus de sessions d’enregistrement antérieures. Les Rolling Stones étaient coutumiers de ce genre de choses.

La chanson « Kashmir » est un voyage métaphorique et épique à travers les aventures de la vie, la découverte spirituelle et la quête d’une vérité personnelle profonde.

Écrites par Robert Plant lors d’un long trajet monotone et désolé à travers le désert marocain avec Jimmy Page, les paroles évoquent la traversée du temps et de l’espace pour atteindre un état de paix intérieure ou un « Shangri-La ».

Musicalement, « Kashmir » restera comme un des plus grands morceaux de Led Zeppelin avec « Stairway to heaven » bien évidemment.

L’album « Graffiti » recevra des critiques élogieuses. « Rolling Stone Magasine » déclare que « ce double album est le “Beggar’s Banquet” ou “Sgt. Pepper’s” du groupe réunis en un seul : “Physical Graffiti” est une tentative de Led Zeppelin d’obtenir un statut encore supérieur. »

La mission sera accomplie… La critique 5 étoiles du magazine « Billboard » déclare : « Cet album est un tour de force à travers un certain nombre de styles musicaux, du rock pur au blues, en passant par l’acoustique folk et les sons orchestraux. »

La célèbre pochette de « Physical Graffiti » représente une photographie d’un immeuble new-yorkais, deux bâtiments de cinq étages situés au 96 et 98 St. Mark’s Place à New York.

Les images interchangeables dans les fenêtres de la pochette comprenaient une photo du batteur John Bonham portant des collants pour femmes (prise lors d’un concert de Roy Harper à Londres) et de Robert Plant avec le manager de la tournée Richard Cole déguisés en travestis, ainsi qu’une série de visages légendaires, notamment ceux de l’astronaute Neil Armstrong, de la Vierge Marie, du chanteur de rock & roll Jerry Lee Lewis et de l’actrice allemande Marlene Dietrich.

À propos de « Kashmir », Jimmy Page rendra un magnifique hommage à son batteur John Bonham : « Ce qui est remarquable dans la partie de batterie proposée par Bonham, c’est ce qu’il ne joue pas. »

uri

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