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Sortie retardée de deux ans, accueil positif quasi unanime et recettes proches du milliard et demi de dollars pour la suite d’un blockbuster des années 80 : l’incroyable pari du « film qui a sauvé Hollywood » selon les paroles textuelles de Steven Spielberg en personne, n’ayant pourtant rien à voir dans ce projet de « Top Gun : Maverick » gardé au frigo pendant deux ans (covid oblige), et présenté au Festival de Cannes en mai 2022. Dévoilé un mois plus tôt de l’autre côté de l’Atlantique avant sa sortie en salles une semaine après la Croisette, cette production à 170 millions de dollars avait fait l’objet d’une genèse longue d’une dizaine d’années. Il est vrai que les fans du film le plus rentable du très regretté Tony Scott se sont longtemps rongés d’impatience. En 2010, soit près d’un quart de siècle après le… « pilote », Paramount demande à trois « incontournables » d’unir leurs savoir-faire pour en réaliser une suite : le producteur Jerry Bruckheimer, le réalisateur Tony Scott et le scénariste Christopher McQuarrie, avec déjà l’accord d’un Tom Cruise indispensable au projet, bien qu’envisagé à la base (hihi…) dans un rôle secondaire.
Le cadet des Scott veut en faire un film différent, n’ayant rien d’un « remake », dont le thème serait la fin de la légendaire école de pilotage d’élite, dont les pilotes seraient bientôt remplacés par… des drones ! Le dramatique décès en 2012 du père des « USS Alabama », « Ennemi d’État », « Spy Game » et « Déjà vu » remet tout en question, mais le producteur ne lâche pas prise, d’autant que Tom Cruise insiste… lui aussi. On est en 2014 et un an plus tard, c’est Val Kilmer qui manifeste son désir de revenir au générique en dépit de son état en phase terminale. En 2017, le héros des « Mission : impossible » dévoile le… sous-titre de la future suite réalisée par Joseph Kosinski. Ce sera « Maverick », surnom du capitaine de vaisseau Pete Mitchell, éternelle « tête brûlée » sous le commandement de son ex-grand rival dans le film initial. Les deux hommes ont développé une réelle amitié, et lorsqu’il s’agit de détruire une usine d’enrichissement nucléaire en plein désert d’un pays non mentionné mais qu’on n’a aucune peine à identifier comme étant l’Iran, le « boss » n’hésite pas à rappeler son vieux « caïd » contre l’avis des responsables actuels de Top Gun et de ses « jeunes loups » se considérant comme n’ayant aucune leçon à recevoir d’un indiscipliné qu’ils croyaient hors course. Maverick va relever le défi et préparer cette… mission impossible.
Quelques années plus tard, c’est le côté prémonitoire de la pure (?) fiction qui impressionne et nos Ricains trumpistes rêvent d’une issue aussi favorable… today !







