Programme télé de ce dimanche 19 avril : notre sélection

Soirée Gregory Peck ce dimanche soir sur Arte, avec l’un de ses meilleurs rôles dans le splendide western de William Wyler, suivi d’un documentaire réalisé par le Français Grégory Maitre en 2022, sous-intitulé « le gentleman acteur ». Dans la liste séculaire établie par l’American Film Institute en juin 1999, le natif de San Diego figure à la 12e place, derrière les Humphrey Bogart, Cary Grant, James Stewart, Marlon Brando, Fred Astaire, Henry Fonda, Clark Gable, James Cagney, Spencer Tracy, Charlie Chaplin et Gary Cooper, mais devant John Wayne, Laurence Olivier, Gene Kelly, Orson Welles, Kirk Douglas, James Dean et autre Burt Lancaster dans un Top 25 où Paul Newman a été oublié.
Né en 1916 et emporté par une pneumonie dans la Cité des Anges en 2003 alors qu’il venait de fêter ses 87 printemps (et encore vu en pleine forme au Festival de Cannes en 2000), Gregory Peck ne fut pas qu’un « gentleman » à l’écran. Il fut aussi un homme de conviction n’ayant jamais la langue en poche. Aussi, le choix de ces « Grands espaces » en guise de prélude n’est-il pas innocent. Dans ce superbe film de 1958, l’acteur incarne un officier de marine démobilisé, soucieux de s’installer dans un ranch de… l’Ouest où il rejoint sa fiancée. Las, une fois sur place, il découvre des valeurs qui ne sont pas les siennes et se retrouve mêlé à un conflit de voisinage entre deux gros proprios convoitant les terres d’une jeune veuve institutrice dont il tombe amoureux !
Peck et le western : du « Duel au soleil » de King Vidor en 1946 où il meurt d’une balle tirée par Jennifer Jones venant ensuite succomber à ses côtés, jusqu’à « L’or de MacKenna » de 1969 et « Un colt pour une corde » de Ted « Rambo » Kotcheff en 1971, il aura joué dans une dizaine de titres à peine, dont les meilleurs restent « Los Bravados » de Henry King contre la « self-justice » et ces grandioses « Grands espaces » de William Wyler. La filmo de Peck s’est enrichie dans bien d’autres genres et pour les plus grands noms dont Alfred Hitchcock (« La Maison du docteur Edwardes » et « Le procès Paradine »), Elia Kazan (« Le mur invisible »), Henry King hors western (« Un homme de fer », « Les neiges du Kilimandjaro »), Raoul Walsh (« Capitaine sans peur »), Jack Lee Thompson (« Les canons de Navarone », « Les nerfs à vif »), sans oublier Robert Mulligan, qui lui a valu son unique Oscar, pour « Du silence et des ombres », film antiraciste triomphalement sorti en 1962 mais oublié depuis belle lurette dans la programmation. En tête des témoins en vue dans les archives du docu figure Audrey Hepburn, sa divine partenaire des « Vacances romaines » en 1954, et… déjà signé Wyler, le fameux Ricain d’origine alsacienne…







