« Cette vente, ce n’est pas un adieu »
Pourquoi vous séparer de ces souvenirs ? Et pourquoi aujourd’hui ?
Michèle Mercier : Parce que j’ai vécu très longtemps entourée de ces souvenirs… et qu’à force, ils finissent presque par vous empêcher d’avancer. La vie devient difficile, je l’avoue. Les rentrées d’argent, quasiment inexistantes. Ces objets font partie d’un passé qui est révolu désormais. Ce ne sont pas seulement des costumes ou des bijoux, ce sont des fragments de ma vie. Mais elle est derrière moi. J’ai été immensément heureuse grâce à Angélique, mais j’ai aussi beaucoup souffert de ce rôle, qui m’a enfermée pendant des années. Aujourd’hui, je n’ai plus besoin de ces objets pour me rappeler ce que j’ai vécu. Quand je regarde ces boucles d’oreilles, elles me rappellent que j’aurais pu être impératrice d’Iran. Mais ça sert à quoi de ressasser tout ça ?
Avez-vous gardé un dernier objet, rien que pour vous ?





