Proc’ sous pression
À la tête du plus grand parquet du pays, Julien Moinil dirige une structure avec 124 magistrats, 62 juristes et des milliers de policiers travaillant sous autorité judiciaire. « Ma responsabilité est gigantesque. La pression est très très forte. » Et à mesure que les responsabilités augmentent, l’isolement se fait sentir. « Plus on monte dans les sphères du pouvoir, plus on est seul », confirme-t-il. Il est aussi exigeant avec lui-même qu’avec son équipe, sur laquelle il compte beaucoup : « On a un service à rendre aux citoyens. On doit le faire bien. Le métier de procureur est difficile, il faut en avoir conscience. » La pression ne s’arrête pas aux portes du bureau. Julien Moinil vit sous la menace du grand banditisme. Sa tête aurait été mise à prix par le milieu criminel albanais : un contrat d’un million d’euros dans le cadre d’un projet d’assassinat lié au mégaprocès Sky ECC, sur lequel il a travaillé.





