Marc Ysaye et ses grands classiques du rock : « Lola »

Créé en 1963, « The Kinks » est rapidement devenu un groupe majeur de la scène pop britannique, même si sa renommée n’a pas atteint celle des Beatles, des Stones ou des Who. Des groupes tels que Blur ou Oasis le citent toujours en exemple.
Adulé pour des titres tels que « You Really Got Me », « Sunny Afternoon » et « All Day and All of the Night », ce groupe est resté fidèle à ses racines anglaises dans sa musique. La formation originale des Kinks, sans doute la plus célèbre, était composée des frères Ray et Dave Davies, de Pete Quaife et de Mick Avory.
« Lola », le hit absolu
Aujourd’hui, « Lola » est considéré comme l’un des premiers tubes LGBT à avoir connu un succès commercial. Sortie en 1970, cette chanson raconte l’histoire d’un homme qui passe une soirée en compagnie d’une femme nommée Lola. Au fil des couplets, on découvre que Lola est elle aussi un homme : « Je l’ai rencontrée dans un club du vieux Soho où l’on boit du champagne qui a le goût du Coca-Cola. Bon, je ne suis pas l’homme le plus viril du monde, mais je sais qui je suis et je suis heureux d’être un homme. Tout comme Lola. »
Il y a un sentiment irrésistible d’acceptation et de joie dans la façon dont la soirée se déroule pour Ray Davies : « Eh bien, je ne suis pas idiot, mais je ne comprenais pas pourquoi elle marchait comme une femme mais parlait comme un homme ! »
Mais qui est donc cette Lola, au juste ? Plusieurs hypothèses ont couru quant à l’identité de celle/celui qui a inspiré « Lola ». L’une des histoires les plus répandues raconte que Lola s’inspire d’une personne que Robert Wace, le manager des Kinks, aurait rencontrée lors d’une soirée bien arrosée. L’histoire raconte que Wace croyait danser avec une femme jusqu’à ce qu’il se rende compte que celle-ci avait de la pilosité faciale…
Mais, en accord avec le ton général de la chanson, cette prise de conscience n’a pas suscité d’inquiétude. Cet événement n’était qu’une raison de plus de célébrer la vie, l’amour et la sexualité. « Les filles seront des garçons et les garçons seront des filles », conclut Ray Davies…
Les Kinks firent leur retour dans les classements britanniques en juillet 1970 avec « Lola », qui marqua le début de leur percée aux États-Unis en se classant dans le top 10. L’album qui en résulta connut également le succès outre-Atlantique. Sur cet album, Davies s’en est pris à l’industrie musicale dans un morceau intitulé « The Moneygoround »,
Les Kinks se sont alors lancés dans une série de grandes tournées aux États-Unis et se sont rarement produits en Grande-Bretagne, bien que leur centre d’affaires et leur studio d’enregistrement, « Konk », fussent situés près de la maison d’enfance de Davies, dans le nord de Londres.
En 1990, les Kinks furent intronisés au Rock and Roll Hall of Fame, devenant ainsi le quatrième groupe britannique seulement à recevoir cet honneur, après les Beatles, les Rolling Stones et les Who… Ben tiens !
Seuls Pete Quaife et Mick Avory étaient tous deux présents lors de la cérémonie. Pour mémoire Mick Avory fut le premier batteur des Stones. Il jouera notamment au Marquee de Londres, lors du tout premier concert des Rolling Stones qui eut lieu le 12 juillet 1962.
Ce soir-là, le groupe, qui remplaçait au pied levé « Alexis Korner’s Blues Incorporated », était composé de Mick Jagger, Keith Richards, Brian Jones, Ian Stewart (piano), Dick Taylor (basse) et Mick Avory (batterie). Ils n’ont joué que des reprises de blues !
Eh oui, Charlie Watts et Bill Wyman ne seront recrutés qu’un peu plus tard.










