« Le moment de sincérité le plus absolu de ma carrière » : Anne-Claire Coudray revient sur son interview de Stromae qui avait fait le buzz il y a quatre ans (vidéo)

Invitée dans le podcast « Conversations avant la fin du monde », Anne-Claire Coudray est revenue sur une interview qui l’a particulièrement marquée. « Le vrai moment de vérité que j’ai eu, c’est avec Stromae », a-t-elle ainsi confié au micro de Julia Layani.
Il y a quatre ans, la présentatrice du 20h de TF1 a en effet reçu le chanteur belge sur le plateau du journal télévisé à l’occasion de l’imminente sortie de son dernier album en date « Multitude ». Stromae avait alors fait le buzz. À la question de la journaliste : « Dans vos chansons, vous parlez beaucoup de solitude. Est-ce que la musique vous a aidé à vous en libérer ? », l’artiste avait répondu en chanson, interprétant pour la première fois en public son single « L’enfer ».
Une séquence dont se souvient parfaitement Anne-Claire Coudray. « Il venait après sept années d’absence, avec un mal-être qui était très présent dans l’album. Et il savait qu’on allait forcément lui poser une question là-dessus et il nous a demandé de répondre en chanson. On lui a dit : « Bien sûr, mais par contre il faut qu’on fasse une vraie interview parce qu’on est un journal d’actu ». D’ailleurs, il avait choisi le journal pour la solennité des lieux. Il n’avait pas du tout envie d’une émission d’entertainment, avec un public, des applaudissements… Il a choisi de répondre à cette question tellement intime du mal-être et des envies suicidaires par ses propres mots, mais qui avaient été pesés, orchestrés, sublimés par cette chanson », s’est rappelé la journaliste, rapporte Ciné-Télé-Revue.
Celle qui considère cette interview comme « le moment de sincérité le plus absolu de (sa) carrière » estime qu’elle « ne pourrait pas le reproduire avec qui que ce soit ».
Et Anne-Claire Coudray d’ajouter : « C’était enregistré parce qu’on avait peur que nos micros ne soient pas adaptés à une chanson d’un artiste avec les enjeux que ça représente. J’étais à un mètre de lui, je n’osais pas bouger, de peur de le perturber dans cet exercice qui était tellement difficile. Il a réellement mis ses tripes sur la table. C’est douloureux de parler de ces choses-là. Et ça a eu un retentissement… Parce que les gens se sont retrouvés dans ses mots », a-t-elle conclu.
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