Marie-Paule Belle s’apprête à faire ses adieux : « Mon corps me rappelle à l’ordre »
Pianiste, compositrice et chanteuse française, elle s’est fait connaître dans les années 60 par ses chansons combinant humour, poésie et sensibilité. « La Parisienne » restera son titre phare. Confessions d’une grande dame, éternelle gamine de 80 ans.
À l’origine, votre avenir ce n’était pas la musique, mais bien la médecine.
Mon père était un médecin de famille à l’ancienne, très proche de ses patients. Il se réveillait la nuit quand il y avait un accouchement. Nous habitions dans une petite ville à 60 km de Paris, où son souvenir est resté présent. Il était prévu que je suive la tradition familiale en assurant sa relève, mais j’étais nulle en maths ! J’ai donc entamé des études de psychologie à la fac, conclues par un mémoire sur l’asthme. C’est un sujet que je connaissais bien puisque j’avais souffert, enfant, de cette maladie respiratoire.
Votre vraie passion a pourtant toujours été la musique.










