« Tout le monde savait » : Flavie Flament dénonce les changements de version de la défense de Patrick Bruel (vidéo)

Le 15 mai dernier, la plainte de Flavie Flament qui vise Patrick Bruel a été médiatisée, deux mois après la parution de huit témoignages qui accusent le chanteur de violences sexuelles dans Mediapart. Alors que Patrick Bruel est aujourd’hui visé par au moins dix plaintes pour agression sexuelle, viol ou tentative de viol, toutes centralisées au parquet de Nanterre, et qu’au moins 30 femmes ont témoigné, l’animatrice, invitée de RTL vendredi matin, est revenue sur la semaine qui s’est écoulée depuis la médiatisation de sa plainte, comme l’explique La Voix du Nord.
Celle qui avait déjà dénoncé les abus du photographe David Hamilton dans son livre « La Consolation » a précisé que le dépôt de plainte n’était « pas un moment [qu’elle] redoutait », mais qu’elle s’était sentie « prête ». « Je savais, après ‘La Consolation’ il y a dix ans, qu’un jour j’aurai une fois de plus rendez-vous avec mon passé, avec la justice ».
Elle explique que l’opportunité s’est présentée à elle « avec la première enquête de Mediapart », le 18 mars dernier. « Je savais que j’enverrai ce texto à la journaliste Marine Turchi (de Mediapart, qui a recueilli tous les témoignages qui visent le chanteur, ndlr) en lui disant ‘je dois vous parler’ ».
Parler a été, pour Flavie Flament, « une forme de soulagement (…) parce que je vivais depuis deux mois et demi avec la torture du mal qui vivait en moi ».
Interrogée par Thomas Sotto sur les faits, l’animatrice a affirmé que Patrick Bruel, âge de 32 ans en 1991, quand Flavie Flament n’en avait que 16, était « indubitablement » au courant de son âge.
« Tout le monde savait »
Celle qui a plusieurs fois détaillé son agression, notamment vendredi matin, est aussi revenue sur la défense de Patrick Bruel, qui a contesté la version de la jeune femme via un post Instagram le 17 mai, évoquant une relation consentie, mais aussi par la voix de son avocat. « Vous imaginez pour une victime mineure s’entendre dire qu’elle était consentante au mal qu’on lui a fait ? ». « Je n’ai jamais eu de relation sexuelle consentie avec Patrick Bruel. Depuis une semaine, la diffamation varie. Quand on détient la vérité, on ne change jamais de version. »
Cette dernière a précisé qu’elle étudiait actuellement, avec ses avocates, la possibilité de poursuites judiciaires pour diffamation contre le chanteur.
Approuvant que « tout le monde savait, tout le monde taisait, tout le monde s’accommodait avec cette vérité », Flavie Flament s’est dite « prête » pour le moment où elle devra faire face au chanteur.
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