Jacques Pradel raconte : l’affaire Mahin Qadri
Mercredi 6 mai 2009. Nous sommes à Qazvin, ancienne capitale de l’Empire perse, une ville de 350.000 habitants au riche passé historique, située à 150 km de Téhéran, non loin des rives de la mer Caspienne. Les policiers du commissariat 12, dans le quartier du Bazar, haut lieu du tourisme local, voient arriver une femme âgée en pleurs, vêtue du traditionnel hidjab et entourée de quelques commerçants du Grand Bazar. Ils se trouvaient près de l’une des entrées du bazar lorsqu’ils ont vu cette femme jaillir par la porte arrière d’une Renault jaune et tomber sur le trottoir. Ils se sont portés à son secours et l’ont conduite à ce commissariat ouvert 24 heures sur 24, afin de déposer plainte pour tentative d’enlèvement. Les policiers enregistrent la plainte et la transmettent immédiatement à leurs collègues de la police Agahi, une branche spécialisée de la NAJA (police nationale iranienne), équivalent à la police judiciaire française.










