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Programme télé de ce lundi 8 juin : notre sélection

Ce soir à la télé, la série « Karma » avec Véronique Jannot en tête d’affiche. Retrouvez également les critiques de Dominique Deprêtre.
Temps de lecture: 3 min

À 69 ans, Véronique Jannot garde ses yeux pétillants et son doux sourire. Dans la série « Karma », sorte de continuité de son personnage dans « Pause Café » (Joëlle Mazart, assistante sociale dans un lycée), elle s’occupe toujours des jeunes et de leurs problèmes mais en tant que proviseure. Rencontre.

« Karma » aborde les problèmes des ados (réseaux, harcèlement, addictions…). C’est important de scénariser ces problématiques pour faire passer des messages ?

Totalement… Si les jeunes pouvaient comprendre que l’utilisation des réseaux comme ils le font est épouvantable ! L’IA vient perturber les vérités et la malveillance sur internet est extrême. Il y a des gens réellement destructeurs d’humanité et de cerveau. Je suis remontée contre les réseaux sociaux car ils font un mal fou. Nous vivons dans un monde où l’on vole la vérité, l’identité, l’appartenance. C’est extrêmement grave et les jeunes ne s’en rendent pas compte, ils en perdent leur libre arbitre.

Vous incarnez Janelle Lazard dans « Karma », Joëlle Mazart dans « Pause Café » dans les années 80. Avec le même combat : aider les autres…

J’avais 27 ans à l’époque mais je faisais plus jeune que mon âge, ce qui permettait une plus grande proximité avec « mes élèves ». Dans « Karma », j’ai pris du galon en devenant proviseure (rires). Mais il y a la même empathie, une grande humanité et le souci de rétablir le dialogue avec les jeunes. Cette série permet aussi de soulever le problème d’incompréhension entre les générations. Certains disent que cela a toujours existé mais actuellement, ce n’est pas pareil ! Jusqu’à ma génération, il y avait les mêmes valeurs, les mêmes codes dans la société. Mais nous sommes dans un moment de bascule du monde où les paradigmes changent. Certains sont complètement dépassés par le numérique et je les comprends. Ceux qui savent faire : ce sont les enfants. Ils apprennent à leurs parents, et ça change tout parce que les rôles s’inversent !

Comment expliquez-vous la forte empreinte laissée par « Pause Café » ?

Ce feuilleton est devenu un véritable phénomène social ! Il n’y a pourtant eu que trois saisons mais les audiences montaient jusqu’à 50 % ! Joëlle Mazart donnait l’espoir à travers son écoute bienveillante. De nombreux téléspectateurs m’ont dit qu’elle leur a donné courage pour continuer à vivre, en se disant que de telles personnes devaient exister dans la vraie vie. J’en ai pleuré, c’est juste extraordinaire ! On n’a pas conscience de l’impact que l’on peut avoir en jouant.

« Karma, trop jeunes pour se taire », 18h45, Tipik. Diffusion quotidienne jusqu’au 12 juin.

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