Ostende, Biarritz, Montecito... ces plages où les rois se dévoilent
On croit les rois faits pour les trônes, les balcons, les cathédrales et les carrosses. On les imagine loin du sable, du vent, des parasols, de cette liberté un peu désordonnée que promet la mer. Et pourtant, les plages racontent parfois les monarchies mieux que les dorures. Prenez Ostende. Léopold Ier y pose son empreinte. Mais c’est surtout Léopold II qui comprend le pouvoir d’une digue. Il veut faire de la ville la « reine des plages », un décor de prestige pour une Belgique ambitieuse. Trains, hôtels, casino, promenades : la mer devient politique. On ne vient plus seulement se baigner. On vient voir, être vu, appartenir au théâtre de l’Europe mondaine. Aujourd’hui encore, statues, rues et ancienne Villa royale rappellent que la monarchie belge n’a pas seulement régné depuis Bruxelles. Elle a aussi régné face aux vagues.









