La Belgique de l’entre-deux guerres : Rex ou l’irrésistible stratégie du balai
Ce qui tenait lieu de programme au Rex de Degrelle, on peut le trouver dans les Principes rexistes, de Jean Denis, édités en 1936. C’est un condensé de lieux communs fumeux et de propositions dont les unes sont sympathiques et les autres saugrenues. On y proclame la nécessité d’une révolution, le besoin d’une mystique, le leurre du socialisme et la faillite de l’hyper capitalisme qui en constitue une forme secondaire. On y dénonce l’individualisme outrancier des libéraux et leur promotion intolérable de l’égoïsme et de l’orgueil. On y annonce le rétablissement de la dignité de l’individu par l’État, la famille, les aristocraties et la profession. Soulignant à quel point la fonction ministérielle fut mal servie par des personnages indignes des hautes fonctions qu’ils exerçaient, on y réclame pour ce poste des hommes qui physiquement en imposent à leur entourage, ce pourquoi, notamment, les ministres doivent avoir un bon tailleur.










