Programme télé de ce vendredi 26 juin : notre sélection

Elle fêtera ses 82 ans le 15 août et savoure désormais une retraite bien méritée, loin des projecteurs, des planches et des micros, après plus d’un demi-siècle d’activités artistiques. Vartan est son vrai nom de famille et elle en a toujours été fière. Et elle le clame d’un bout à l’autre de l’interview-vérité que lui ont consacrée Nicolas Maupied et Virginie Parrot voici un an, et que rediffuse ce vendredi soir France 3, avant son formidable concert d’adieu presté au Palais des Congrès, son deuxième temple après l’Olympia. Sans fard, l’artiste aborde les grandes étapes de sa vie, depuis son enfance en Bulgarie, où le pays sombra dans la dictature soviétique.
Tout est résumé dans « La Maritza », sublime chanson autobiographique ayant fait le tour du monde dans plusieurs langues, derrière la VO en français naturellement. La France était la terre d’exil que son grand-père d’origine arménienne avait déjà adoptée en début de siècle. Il décidera pourtant de ne pas y revenir, quand toute la famille fuira à Paris « quand l’horizon s’est fait trop noir » et que « Tous les oiseaux sont partis sur les chemins de l’espoir ». Des adieux déchirants et définitifs. Paris, là où la jeune Sylvie, déjà passionnée par la chanson, fait ses débuts à l’initiative de son frère aîné Eddie, musicien de jazz, chef d’orchestre et producteur. Ami perso du jeune Johnny Hallyday, il est le trait d’union de la rencontre entre les deux membres du couple le plus glamour des « années yéyé », rejoint par le petit David en 1966. Un « détail » qui ne plaît guère à Johnny Stark, impresario impétueux ayant successivement « géré » les Tino Rossi, Luis Mariano, Gloria Lasso et Dalida, avant de se focaliser sur Mireille Mathieu. « Il a fait barrage à la carrière de cinéma qui s’offrait à moi. Je n’ai même pas reçu les offres pour “Les parapluies de Cherbourg” et «“La vie de château”qui ont profité à Catherine Deneuve » ! Sa voie était dès lors tracée pour les studios et la scène, où elle est devenue une icône en traversant les époques et des moments terribles, survivant à deux graves accidents de voiture à une époque où il n’y avait ni ceintures de sécurité ni airbags !
Deux fois défigurée, elle fait appel à la chirurgie esthétique chez l’Oncle Sam et en profite pour suivre les cours de danse prodigués par Barbra Streisand en personne. Syvie Vartan en revient chaque fois… transfigurée. Elle produit son propre show et animé son émission télévisée. Les archives triées sur le volet nous remémorent tout, comme cette joute face à Michel Drucker où elle annonce en direct sa séparation avec Johnny, en 1975. Merci pour tout, « la plus belle pour aller danser ». Mais pas que…
« Sylvie Vartan, vous et moi » à 21h10 et « Je tire ma révérence », à 22h45, France 3.







