Le rappeur Doums jugé pour violences conjugales sur Adèle Exarchopoulos

Le rappeur Doums est jugé à partir de ce lundi 29 juin devant le tribunal correctionnel de Paris pour des faits de violences conjugales sur son ex-compagne, l’actrice Adèle Exarchopoulos, rapporte La Voix du Nord.
De son vrai nom Mamadou Coulibaly, le rappeur comparaît pour la quatrième fois devant la justice dans le cadre de faits de violences visant la comédienne, précise franceinfo. Selon une source proche de l’enquête, il a déjà été condamné à plusieurs reprises : une première fois par la cour d’appel en juillet 2020, une deuxième en juin 2021 pour violences psychologiques et messages malveillants, puis une troisième fois en mai 2023 à quatre mois d’emprisonnement avec sursis.
Garde à vue
Le père du fils de l’actrice avait été placé en garde à vue en janvier pour des faits de violences habituelles par conjoint et non-respect d’une ordonnance de protection, selon une source policière. Il avait ensuite été déféré le 24 janvier devant un magistrat du parquet à l’issue de cette garde à vue.
Dans sa plainte, déposée en octobre 2024, Adèle Exarchopoulos dénonçait des violences s’étalant entre 2017 et 2024, selon le parquet. D’après des éléments rapportés par Le Parisien, l’actrice aurait déjà porté plainte en 2019, deux ans après leur séparation, pour une agression sur la voie publique. Elle évoquait également des faits de harcèlement, des messages injurieux et des appels téléphoniques malveillants. Une ordonnance de protection aurait été prononcée par la justice en 2024.
Dans cette procédure, Mamadou Coulibaly a été placé sous contrôle judiciaire avec plusieurs obligations strictes : interdiction de contact et de paraître au domicile de la victime, obligation de soins, interdiction de port d’arme et obligation de pointage régulier au commissariat. Ces mesures restent en vigueur jusqu’à l’audience de ce lundi.
D’autres affaires de violences
Le rappeur, ancien membre du collectif L’Entourage aux côtés de Nekfeu, est également connu de la justice pour d’autres affaires de violences conjugales. En janvier, il avait été entendu dans une procédure visant son actuelle compagne. Dans une autre affaire liée à une plainte déposée pour des violences au domicile du couple, en présence de leurs enfants et d’un proche, il avait été condamné en février à huit mois de prison avec sursis.
L’audience de ce lundi pourrait toutefois être reportée. L’avocate de la défense, Me Marion Coiffier, a indiqué à franceinfo qu’une demande de renvoi serait formulée pour des raisons personnelles indépendantes du mis en cause. La partie civile, représentée par Me Marie Grimaud, s’y oppose fermement. Elle précise par ailleurs que sa cliente entend demander le huis clos. Si le renvoi était accordé, une nouvelle date d’audience serait fixée ultérieurement.
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