Jean Gabin est décédé il y a 50 ans : retour sur ses débuts au music-hall
Mériel, un village proche de Paris, au début du XXe siècle. Chaque jour, un enfant se rend au bord de la voie ferrée proche de la modeste maison familiale. Fasciné par les trains, il s’imagine à bord de l’un d’entre eux, exerçant le métier de ses rêves : mécanicien. Il ignore alors qu’il va devenir une locomotive sous le nom de Gabin, le pseudonyme de Ferdinand Moncorgé, son père. Après une carrière de fantaisiste dans les cafés-concerts, ce dernier est devenu « compère », c’est-à-dire animateur de revues. Il souhaite que son fils le rejoigne sur scène.
Pour l’intéressé, il n’en est pas question. Le faire changer d’avis, c’est mission impossible : il est une telle forte tête que sa mère lui a lancé un jour : « Tu finiras sur l’échafaud ! » Après le certificat d’études, il entame sa vie professionnelle et multiplie les petits boulots. À 17 ans, il craque et supplie son père de l’aider à trouver un emploi dans les chemins de fer.










