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La Belgique de l’entre-deux-guerres : le pays allié contre Léon Degrelle, candidat de la guerre civile

Le Premier ministre van Zeeland s’impose aux élections, laminant Rex. Mais le fascisme est tapi dans l’ombre… Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Pierre Stéphany
Temps de lecture: 2 min

Il allait recevoir des renforts de poids. Celui du journal « Le Soir », tout d’abord, qui, prenant pour la première fois depuis sa fondation position dans un scrutin électoral, se prononça pour Van Zeeland et « contre le candidat de la guerre civile ». L’intervention du cardinal Van Roey fut plus décisive encore. On avait reparlé de la lettre pastorale de Noël 1936 contre les extrémistes, mais les rexistes proclamaient bruyamment que si la lettre des évêques ne les avait pas nommés, c’est qu’elle ne les concernait pas.

L’Église prend position contre Rex

Le vendredi 9 avril, deux jours avant le vote, celui que Degrelle appelait « le rhinocéros de Malines » publiait un communiqué précisant que Rex était bel et bien visé par le document, que l’Église condamnait formellement les méthodes et les principes du mouvement rexiste, que Rex constituait un danger pour le pays et pour l’Église et que les catholiques, loin de se borner à l’abstention, devaient en conscience se prononcer contre le boutefeu. Le coup fut mortel.

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