Livia Dushkoff à la tête de l’émission « Stoemp, pèkèt… et des rawettes » : « C’est comme une papote autour d’un verre »

Alors qu’elle est aux commandes de l’émission en radio depuis janvier, l’animatrice Livia Dushkoff reprend les rênes de « Stoemp, pèkèt… et des rawettes » pour la version estivale en télévision. Une nouvelle aventure qui la ravit et dans laquelle, avec ses invités, elle va faire vivre le terroir et le folklore, discuter en langues régionales, découvrir des expressions, des recettes d’antan et partager les souvenirs d’enfance de ses hôtes. À ses côtés : Martin Charlier, Freddy Tougaux, Mister Cover et, petite nouveauté cette année, Tamara Payne, qui rejoint cette joyeuse bande. Livia, véritable passionnée de la Wallonie et de Bruxelles, du patrimoine et des histoires, nous raconte son arrivée dans « Stoemp ».

Vous animez l’émission en radio depuis le début de l’année. Comment se passe ce passage en télévision ?
Le principe n’est pas le même qu’à la radio où un invité nous parle de différentes choses qui se passent dans une région : expos, pièces de théâtre, événements… Ici, en télévision, nous discutons avec l’invité de sa région d’origine, de son lien avec le folklore, le patrimoine, les traditions culinaires… J’adore ce format parce qu’on met à l’honneur la Wallonie et Bruxelles à travers des personnalités. Discuter, rire avec elles et raviver leurs souvenirs d’enfance, c’est super chouette.
« Stoemp » se veut convivial. Cela vous convient parfaitement…
Je prône le naturel, le spontané et l’authentique dans l’échange. J’aime en effet que les gens soient à l’aise. J’aborde l’émission comme une papote autour d’un verre, comme s’il n’y avait pas de caméras. C’est dans ma nature, j’agis avec les gens comme j’aimerais qu’ils soient avec moi. Alors bien sûr, je lis les fiches avec les informations sur la personne, qui a préalablement rempli un questionnaire sur son enfance, ce qu’elle aime dans sa région, ses expressions favorites… mais je veux avant tout rebondir sur ce que l’invité me raconte.
Vous avez été l’invitée de Fanny Jandrain et, pour ouvrir cette saison, c’est vous qui la recevez. C’est une forme de passage de flambeau ?
Oui, c’est totalement ça. Quand Fanny m’a invitée dans « Stoemp », cela a été un moment très émouvant, avec beaucoup de souvenirs qui sont remontés à la surface et qui m’avaient fait énormément pleurer. Quand j’ai appris que je reprenais la présentation à la place de Fanny, j’ai été inquiète pour elle avant tout, mais elle m’a apaisée en me disant qu’elle était très contente que ce soit moi. Avant le tournage avec Fanny en tant qu’invitée, j’étais bizarrement stressée, ce qui ne m’arrive pas en temps normal, car je suis habituée à la télévision et aux directs. Mais avec elle, c’était différent, je me suis mis un coup de pression bien que je sache qu’elle n’est pas dans le jugement. Elle m’a très vite réconfortée en me disant que j’étais faite pour ça et que parler avec les gens, c’était mon truc ! Fanny m’a ainsi, en quelque sorte, transmis les clés de l’émission.
Les émissions ont été tournées il y a quelques semaines. Comment les avez-vous vécues ?
Pour une première saison, je suis vraiment contente et je pense que je me suis bien débrouillée. Nous avons eu, au Domaine provincial de Chevetogne, toutes les conditions météo : quatre tournages sous le soleil, avec 35 degrés et les quatre autres sous la pluie ! Il faut s’adapter à tout, j’ai tout expérimenté, c’était vraiment très sympa.
Vous parlez wallon ?
Quand j’étais petite, je me souviens que mes parents me disaient de ne pas parler wallon parce que ce n’était « pas beau » ou « vulgaire ». Alors qu’aujourd’hui, nous observons un retour des pièces en wallon, et même des enfants qui l’apprennent. Je trouve cela très important de transmettre les langues régionales. Dans l’émission, cela donne parfois des moments cocasses : je parle le patois du Borinage, mais si un invité me parle le patois de Namur, je ne comprends rien du tout ! Cela provoque de fameux éclats de rire.
Qui vous rejoindra dans la paillote cette saison ?
Le principe est de voyager et de partir à la découverte de différentes régions. Les invités sont ainsi assez variés et généralement, malgré leur agenda chargé, ils acceptent facilement de venir passer ce moment ensemble quand ça leur est possible. Je reçois, notamment, Naima Rodric, actrice originaire de Dinant et Namur, qui a joué dans « Demain nous appartient » et « Un si grand soleil ». Elle sera à l’affiche de la nouvelle série de Kody à la rentrée sur la RTBF où elle interprétera le rôle de son épouse. Pour représenter Liège, c’est Manon Lepomme qui nous rejoindra, et je vous annonce déjà que c’est un vrai bonheur… Dans son style hyper chouette, Fabrizio Bucella, le professeur de physique le plus drôle qui soit ; nous parlerons aussi tennis avec Steve Darcis ou musique avec Marc Pinnila, du groupe Suarez… Nous allons beaucoup nous amuser dans des styles très différents !








