Pour en finir avec le mythe romantique de la princesse Sissi : « Elle ne vécut jamais heureuse avec beaucoup d’enfants »
Elle sourit encore dans nos mémoires, coiffée de fleurs blanches, glissant dans les salons impériaux comme une valse de Strauss. Pour des générations entières, Sissi a gardé le visage cinématographique de Romy Schneider : une jeune fille libre, amoureuse, insolente, que le destin couronne comme dans un conte. Une robe blanche, un empereur charmé, un palais doré. Il n’en fallait pas davantage pour fabriquer une princesse éternelle.
Derrière le mythe
Mais si tout cela était faux ? C’est la question que pose Laurène Vernet dans « Sissi, la fabrique d’un malheur. Pour en finir avec le mythe de la princesse ». Dès les premières pages, l’historienne annonce la couleur : « Cette Sissi-là n’existe pas. » Autrement dit, celle que nous croyons connaître est moins une femme qu’une projection. Une silhouette fabriquée par le cinéma, les souvenirs d’enfance, les rubans, les valses et les châteaux.








