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La Belgique de l’entre-deux-guerres : le dernier été de la paix

L’insouciance n’est plus de mise, mais certains croient toujours qu’il est possible d’éviter la guerre… Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Pierre Stéphany
Temps de lecture: 3 min

Tel est le pré-fascisme et, pour y songer, parfois pour y travailler, il n’y avait pas que Rex. Dès les années vingt, on connut chez nous les « Jeunesses Nationales », le « Faisceau Belge », le Verdinaso, le VNV. Ou encore la « Légion Nationale », dirigée à partir de 1922 par un avocat liégeois, Paul Hoornaert, ancien combattant de 1914-1918 qui, plus tard, créa ses « maisons nationales » et ses « groupes mobiles », courant les rues en cherchant la bagarre ; c’est l’action de Hoornaert qui, en 1934, fut à l’origine de la loi interdisant les milices privées. Ici, toutefois, le patriotisme n’était pas en cause ; après 1940, la « Légion Nationale » entra en bloc dans la Résistance et Hoornaert mourut en Pologne dans un camp de concentration.

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